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Gilets jaunes : le gouvernement précise les contours du "grand débat"

Des manifestants anti-Macron devant le ministère de l'Économie à Paris, le 18 décembre 2018.
Des manifestants anti-Macron devant le ministère de l'Économie à Paris, le 18 décembre 2018. Alain Jocard, AFP

Le président Emmanuel Macron a réuni mardi soir son gouvernement afin d'affiner les contours du "grand débat national", qui se veut la réponse politique à la plus grave crise depuis le début du quinquennat, celle des Gilets jaunes.

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Soucieux de ne pas rater le lancement du "grand débat national" destiné à régler la crise des Gilets jaunes, le président français Emmanuel Macron a réuni mardi 18 décembre à l'Élysée le Premier ministre Édouard Philippe et douze membres du gouvernement.

Ils se sont entendus pour que "la grande concertation nationale" se déroule en deux phases. "La première, qui a déjà débuté et qui durera jusqu'à la mi-janvier, doit permettre de nourrir la dynamique portée au niveau des maires, qui ont déjà commencé à faire remonter le résultat de leurs échanges avec leurs administrés", a expliqué l'Élysée à l'issue de la réunion.

Débutera alors une seconde phase qui, "pendant deux mois pleins", portera "sur les thématiques annoncées par le Premier ministre, autour de questions précises sur lesquelles les Français seront invités à débattre".

Quatre grands thèmes

Il reviendra à Chantal Jouanno, la présidente de la Commission du débat public (CNDP), une autorité indépendante, de préciser jeudi les modalités de cette concertation. Elle se penchera sur quatre grands thèmes (transition écologique, fiscalité, organisation de l'État, ainsi que démocratie et citoyenneté, thème incluant l'immigration). Il sera aussi question de l'opportunité de proposer le principe du référendum d'initiative citoyenne (RIC), réclamé par les Gilets jaunes et soutenu par l’opposition.

>> À lire aussi : Gilets jaunes : le référendum d'initiative citoyenne, mode d'emploi

Chantal Jouanno, ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, a multiplié les consultations ces derniers jours, y compris avec des représentants des Gilets jaunes. La CNDP s'est inquiétée que ce "grand débat" n'apparaisse comme piloté par le gouvernement et se transforme en "meetings politiques" pro-Macron.

Mercredi au Conseil des ministres, place à la présentation des mesures sociales annoncées le 10 décembre par Emmanuel Macron, dont la mise en œuvre d’ici au 1er janvier s'apparente à un casse-tête. Le Conseil des ministres doit finaliser les détails des gestes sur le Smic, les heures supplémentaires et la CSG, qui ont sensiblement évolué depuis leur annonce par Emmanuel Macron. Ainsi, Édouard Philippe a précisé que la prime d'activité ne bénéficierait finalement qu'à une partie des Smicards.

Confusion

Parallèlement, une certaine confusion a entouré mardi les premières mesures décidées en novembre, mais qui avaient été rejetées comme insuffisantes par les Gilets jaunes. Matignon a annoncé dans l'après-midi l'abandon d'une partie d'entre elles, comme l'extension du chèque énergie à deux millions de foyers supplémentaires ou le relèvement du barème kilométrique, avant d'indiquer dans la soirée qu'elles étaient finalement maintenues.

Le projet de loi portant sur les "mesures d'urgence économique et sociale" sera examiné dès mercredi soir en commission des Affaires sociales à l'Assemblée, avant son passage jeudi après-midi dans l'hémicycle puis vendredi au Sénat, à majorité de droite. Le Sénat pour sa part étudiera mercredi après-midi en nouvelle lecture le projet de budget 2019, qui doit être adopté définitivement jeudi à l'Assemblée.

Les députés LR ont indiqué qu'ils voteraient pour les mesures sociales "à condition que les engagements pris par le président de la République soient tenus", selon leur chef de file Christian Jacob.

Avec AFP

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