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"L'EI a été vaincu" : Trump lance le retrait des troupes américaines de Syrie

Des troupes américaines patrouillant près de la frontière turque à Hasakeh, en Syrie, le 4 novembre 2018.
Des troupes américaines patrouillant près de la frontière turque à Hasakeh, en Syrie, le 4 novembre 2018. Rodi Said, Reuters (archives)

Donald Trump a annoncé, mercredi, que les jihadistes de l'organisation État islamique avaient été battus en Syrie, tout en affirmant qu'il était temps que les troupes américaines présentes sur place quittent le pays.

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Le président Donald Trump a déclaré, mercredi 19 décembre, que l’organisation État islamique (EI) avait été vaincue en Syrie, ajoutant que cet objectif était la seule justification de la présence américaine. "Nous avons vaincu l'EI en Syrie, ma seule raison d'être là-bas durant la présidence Trump", a-t-il écrit sur Twitter.

Dans la soirée, il s'est exprimé plus longuement sur le sujet dans une vidéo postée sur Twitter : "Maintenant, nous avons gagné, il est temps de rentrer", a lancé le locataire de la Maison Blanche. "Nos garçons, nos jeunes femmes, nos hommes, ils rentrent tous, et ils rentrent tous maintenant", a-t-il ajouté. "Nous nous battons depuis longtemps en Syrie. Je suis président depuis presque deux ans et nous sommes vraiment passés à la vitesse supérieure et nous avons gagné contre le groupe État islamique", a-t-il encore dit.

"Nous les avons battus et nous les avons bien battus. Nous avons repris les terres. Et maintenant, il est temps que nos troupes rentrent à maison", a-t-il martelé, évoquant la tristesse que représente à chaque fois pour lui le fait d'écrire à des parents ou un conjoint lorsqu'un soldat est mort au combat.

"C'est un retrait total", qui interviendra "aussi rapidement que possible", a indiqué plus tôt à l'AFP un responsable américain sous couvert d'anonymat, précisant que la décision avait été prise mardi.

Les États-Unis disposent actuellement de 2 000 soldats environ dans le pays, pour la plupart issus des forces spéciales et déployés en soutien des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes.

Ces révélations sur l'avenir de la présence militaire américaine en Syrie interviennent alors que les opérationsvisant à reprendre la totalité des territoires naguère contrôlés par les jihadistes de l'EI approchent de leur terme.

Une erreur "qui hantera l'Amérique"

Elles surviennent aussi au moment où Ankara menace de lancer une nouvelle offensive contre les milices kurdes dans le nord de la Syrie. Cette annonce pourrait placer dans une situation très difficile la milice kurde YPG, qui se bat avec l'appui de Washington contre les jihadistes du groupe EI dans le nord de la Syrie.

"La première conséquence serait d'exposer les combattants kurdes"

Dans le camp républicain, nombre d'élus ont vivement regretté cet arbitrage soudain du 45e président des États-Unis : "Les généraux du président n'ont pas la moindre idée d'où est venue cette décision, a souligné le sénateur conservateur Ben Sasse dans un communiqué cinglant. Ils pensent que les grands vainqueurs aujourd'hui sont l'Iran, le groupe EI et le Hezbollah. Les perdants sont Israël, les victimes humanitaires et les services de renseignement américains."

Pour son collègue Marco Rubio, cette décision, prise en dépit de mises en garde "quasi-unanimes" de la part des militaires, est une erreur "qui hantera l'Amérique pendant des années".

Avec AFP et Reuters

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