RD CONGO

L'ONU appelle "à rejeter la violence" à quelques jours de la présidentielle en RD Congo

Un homme passe devant des affiches électorales à Lingwala, dans le nord de Kinshasa, le 18 décembre 2018.
Un homme passe devant des affiches électorales à Lingwala, dans le nord de Kinshasa, le 18 décembre 2018. Johns Wessels, AFP

À quelques jours de la présidentielle en RD Congo, le Conseil de sécurité de l'ONU a exhorté mardi les parties "à rejeter la violence". Au moins six personnes sont mortes dans des violences pré-électorales depuis le début de la campagne.

Publicité

Le Conseil de sécurité de l'ONU a exhorté mardi 18 décembre, cinq jours avant la présidentielle en République démocratique du Congo, "toutes les parties à rejeter la violence" et souligné à l'intention de Kinshasa "l'importance d'assurer la sécurité des candidats et des électeurs".

L'ONU demande aussi aux parties "de la retenue dans leurs actions et déclarations, en s'abstenant de toutes provocations", précise un communiqué de la plus haute instance des Nations unies.

Une personne a été tuée mardi en marge d'une manifestation contre la venue du candidat soutenu par le président Joseph Kabila à Tshikapa, dans le centre de la République démocratique du Congo, à cinq jours de l'élection présidentielle, a-t-on appris de sources concordantes.

Le candidat pro-Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, a dû annuler sa visite, après des violences, au cours desquelles le siège du parti présidentiel a été saccagé.

"Morte sur le champ"

"Les militaires, qui sont venus en renfort de la police débordée, ont ouvert le feu pour disperser les manifestants. Une femme qui vendait des braises [charbon de bois, NDLR] au niveau du marché Sokajik a été touchée à la tête. Elle est morte sur le champ", a indiqué la responsable d'une ONG congolaise, qui était présente sur place, à un correspondant de l'AFP. Le décès de la personne a été confirmée par une autre source.

Au moins six personnes ont été tuées dans les violences pré-électorales depuis le lancement de la campagne le 22 novembre, d'après un décompte de l'AFP.

L'ONG Association congolaise pour l'accès à la justice (Acaj) avance le chiffre de 10 morts, dans un communiqué publié mardi à Kinshasa.

Le pouvoir nie tout mort en lien avec la campagne.

Violences interethniques

Déjà dimanche à Tshikapa, au moins une personne a été tuée et 81 autres blessées dans des heurts entre des partisans du pouvoir et ceux de l'opposition à l'occasion de la venue d'un candidat de l'opposition, Félix Tshisekedi.

Des journalistes locaux affirment avoir vu deux corps.

Au moins 45 personnes ont par ailleurs été tuées dans des violences entre deux ethnies depuis dimanche dans une province de l'ouest de la République démocratique du Congo, provoquant un soudain afflux de réfugiés au Congo-Brazzaville voisin, a appris l'AFP mardi de source officielle.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine