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Dans la presse

Présidentielle de Madagascar : "Choisir à pile ou face" ?

France 24

Dans la presse, ce mercredi 19 décembre, le second tour de la présidentielle à Madagascar, le projet du Premier ministre pakistanais, Imran Khan, de donner une poule aux femmes pauvres, pour les aider à sortir de la misère, et un ver baptisé Dermophis donaldtrumpi.

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Dans la presse, ce matin, le second tour de la présidentielle à Madagascar, où les électeurs ont à choisir ce mercredi entre deux anciens présidents, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana.

"Journée cruciale pour les 10 millions d’électeurs" malgaches, annonce L'Express de Madagascar, qui regrette que la campagne électorale n’ait "pas permis de départager" les deux candidats. "Beacoup de questions sont restées en suspens. Ils ont laissé l’opinion sur sa faim. La vantardise a pris le dessus sur la clarté du programme, les précisions sur les projets. Leur prestation a semé le doute quant à leur capacité réelle de diriger le pays", critique le journal, qui appelle même "ceux qui n’ont pas été convaincus par la campagne" à "procéder par pile ou face". "Le hasard fait souvent bien les choses. À preuve, les deux candidats."

Ceux-ci, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, sont présentés comme "les deux frères ennemis de la Grande île" par La Croix. Le journal chrétien français rappelle que cette élection se tient dans un pays où les trois quarts des gens vivent avec moins de 2 dollars par jour et où la malnutrition chronique touche la moitié des enfants de moins de 5 ans. Madagascar souffre à la fois de la pauvreté et de l’insécurité. D’après Le Monde, le problème serait tel, que dans certaines régions, les villageois s’organisent pour faire justice eux-mêmes, notamment pour régler les affaires de vols de bétail. Le journal évoque des "vindictes populaires", surtout dans les villes et les campagnes les plus reculées, où la colère des victimes de vols ou d’agressions "tourne au désir de vengeance : suspects exécutés par la foule, brûlés vifs et parfois même extraits des tribunaux ou des centres de détention avant d’être battus à mort, malgré la présence des forces de l’ordre, elles-mêmes prises à partie pour leur complicité, avérée ou supposée, avec les délinquants". Selon Le Monde, le phénomène a pris une telle ampleur que le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme a publié une enquête, en août, où il est dit que le recours à la justice populaire, sans être une nouveauté, "n’a jamais atteint un niveau si préoccupant", au point de devenir "une pratique banalisée dans la plupart des régions du pays". D’après les auteurs de ce rapport, le point de basculement remonterait à la crise politique de 2009, dont les deux ex-présidents, aujourd’hui face à face, étaient les protagonistes. Leur bras de fer se solda par le coup d’État d’Andry Rajoelina et la suspension d’une grande partie de l’aide internationale, qui aurait à son tour précipité "la déliquescence de l’État".

Au Pakistan, le Premier ministre, Imran Khan, a annoncé vouloir donner à chaque femme pauvre une poule, pour enrayer la pauvreté. Cette initiative est moquée par la presse et sur les réseaux sociaux. "Imran Khan aurait dû compter ses poules avant qu’elles ne pondent" – autrement dit, Imran Khan n’aurait pas dû vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Le journal pakistanais Dawn opte pour la métaphore animale, pour dire tout le mal qu’il pense de cette initiative, études d’opinion à l’appui, les unes démontrant que tant qu’à choisir un animal, la majorité des Pakistanais aurait plutôt opté pour des chèvres, les autres, que le succès de ce type d’entreprise nécessite à la fois une formation et un soutien financier et sanitaire, tous trois absents du projet d’Imran Khan. Dans un dessin publié par le magazine pakistanais Friday Times, le Premier ministre pakistanais apparaît en général romain, dont le char est tiré… par un coq. Imran Khan, largement moqué, aussi, sur les réseaux sociaux, comme en atteste un Tweet qui le montre en nouveau patron de l’enseigne KFC, l’enseigne spécialisée dans le poulet, et rebaptisée "Khan’s Farm Chicken", le poulet de la ferme d’Imran Khan.

Également dans cette rubrique animalière, le président américain Donald Trump vient de donner son nom – à son insu – à un ver amphibie. The Guardian rapporte qu’une créature a été récemment découverte au Panama, un animal de l’espèce des cécilies, dont le nom vient du latin "caecus", qui signifie "aveugle". Des animaux sans pattes, dont les yeux minuscules sont invisibles à l’œil nu et qui ressemblent un peu à des serpents, ou à de gros vers de terre. La bestiole inconnue au bataillon, et donc sans nom, a vu son appellation mise aux enchères, lors d’une vente en faveur d’un trust de défense de l’environnement. Selon le journal, c’est lors de cette mise aux enchères, que le représentant d’une société de matériaux écolo a acheté le droit de baptiser la bête, choisissant de la nommer Dermophis donaldtrumpi, en "hommage" au "déni" du président américain sur le réchauffement climatique.

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