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Le gouvernement français trouve un accord avec les syndicats de police

Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, salue les policiers après l'attaque de Strasbourg, le 14 décembre 2018.
Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, salue les policiers après l'attaque de Strasbourg, le 14 décembre 2018. Sébastien Bozon, AFP

La fronde des policiers s'est soldée mercredi soir par un accord avec le ministre de l'Intérieur français : revalorisation des salaires et protocole de réorganisation de la police nationale sont au programme.

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La fronde des policiers a payé. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, et les trois principaux syndicats de policiers ont conclu dans la soirée de mercredi 19 décembre un accord de revalorisation salariale après une journée de contestation au sein des forces de l'ordre.

"Cet accord […] ouvre la voie à une amélioration et une modernisation des conditions de travail et de rémunération des policiers", ont affirmé dans un communiqué le ministre de l'Intérieur et son secrétaire d'État Laurent Nuñez, précisant qu'une première revalorisation de 40 euros par mois interviendrait dès le 1er janvier.

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"On vient de signer un accord avec le ministre de l'Intérieur, un accord qui porte sur la revalorisation du salaire des gradés et des gardiens de la paix et sur l'ouverture, derrière, d'un protocole de réorganisation de la police nationale", a déclaré le secrétaire général d'Unité-SGP Police, Yves Lefebvre, à l'issue de négociations à Beauvau.

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Selon le syndicat, l'augmentation des salaires sera graduelle à partir de janvier et devrait aboutir au bout d'un an à une hausse en moyenne de 120 euros net par mois pour les gardiens de la paix et pouvant aller jusqu'à 150 euros pour les plus hauts gradés.

Le dossier des heures sup' examiné plus tard

Cet accord intervient au terme d'une journée de protestation des policiers qui ont mené des actions symboliques dans plusieurs villes pour réclamer plus de moyens après leur mobilisation en masse face aux Gilets jaunes.

"C'est ce qu'on voulait, on voulait une amélioration immédiate du pouvoir d'achat", a ajouté Yves Lefebvre, indiquant par ailleurs que le chantier du paiement des millions d'heures supplémentaires en retard serait par ailleurs examiné à partir de janvier.

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La prime exceptionnelle proposée par le gouvernement voit, elle, son périmètre réduit et ne sera ainsi plus versée qu'aux personnels techniques, scientifiques et administratifs et aux employés de préfecture mobilisés par la crise des Gilets jaunes, a ajouté le syndicaliste.

"C'est la reconnaissance de l'État, c'est la reconnaissance matérielle que nous avions exigée", a affirmé pour sa part son homologue du syndicat Alliance, Jean-Claude Delage, évoquant une avancée "conséquente".

Avec AFP

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