"Gilets jaunes": Pénicaud défend "des réponses concrètes", "condition d'un apaisement"

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Paris (AFP)

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a défendu jeudi devant l'Assemblée nationale son projet de loi apportant "des réponses rapides, fortes et concrètes" à la crise des "gilets jaunes", "condition d'un apaisement" même si "cela ne suffira pas".

Heures supplémentaires défiscalisées, exonération élargie de hausse de CSG pour des retraités, et encore possibilité pour les entreprises de verser une "prime exceptionnelle" exonérée de toutes charges sociales et d'impôt sur le revenu: la ministre, présente aux côtés de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, a présenté devant une centaine de députés le projet de loi portant "mesures d'urgence économiques et sociales", qui devrait être adopté dans la soirée.

La "colère" exprimée par les "gilets jaunes" n'est "pas née aujourd'hui" et "ce désespoir des vies empêchées, nous l'avons fortement entendu", a assuré Mme Pénicaud, qui a aussi défendu les "transformations systémiques" engagées par Emmanuel Macron et Édouard Philippe.

"Sans ces réformes ambitieuses, comment rompre avec la résignation de ces dernières années?", a interrogé la ministre.

"Au-delà de ces mesures d'urgence, nous devons prolonger cet apaisement en régénérant notre bien commun, très secoué ces dernière semaines, la démocratie. C'est l'objet du grand débat national" et "je vous invite tous à y participer massivement", a-t-elle lancé aux parlementaires.

Les oppositions ont d'entrée de jeu enchaîné les rappels au règlement, déplorant de ne pouvoir défendre certains de leurs amendements jugés comme des "cavaliers" et donc irrecevables. Il en reste 239, dont près de la moitié de députés LR, qui doivent être discutés.