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Scandinaves tuées au Maroc : les suspects arrêtés avaient prêté allégeance à l'EI

Capture d'écran d'une émission de la chaîne marocaine 2M.ma montrant la police sur les lieux du crime.
Capture d'écran d'une émission de la chaîne marocaine 2M.ma montrant la police sur les lieux du crime. 2M.ma, AFP

Les quatre suspects interpellés après le meurtre de deux jeunes randonneuses scandinaves au Maroc avaient prêté allégeance à l'organisation État islamique (EI), a confirmé jeudi le procureur de Rabat.

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Le procureur de Rabat a confirmé, jeudi 20 décembre, l'authenticité d'une vidéo dans laquelle les quatre suspects – arrêtés pour l'assassinat de deux jeunes Scandinaves au Maroc – prêtent serment d'allégeance à l'organisation État islamique et à son "calife", Abou Bakr al-Baghdadi.

Dans la vidéo, qui a été diffusée sur les réseaux sociaux, ils menacent de commettre des "attentats terroristes", ajoute le procureur dans un communiqué. L'enquête a par ailleurs montré que la vidéo avait été tournée la semaine dernière, avant l'assassinat des deux jeunes femmes.

>> À lire : Maroc : la "piste terroriste" envisagée après le meurtre de deux touristes scandinaves

Les quatre hommes, tous originaires de la région de Marrakech, sont soupçonnés d'avoir tué Louisa Vesterager Jespersen, une étudiante danoise de 24 ans, et son amie Maren Ueland, une Norvégienne de 28 ans. Toutes deux se trouvaient au Maroc pour des vacances.

Leurs corps ont été découverts le 17 décembre sur un site isolé où elles avaient planté leur tente pour la nuit, à deux heures de marche du village d'Imlil, sur le chemin du Mont Toubkal, le plus haut sommet d'Afrique du Nord. L'une d'elles a été décapitée, a dit à l'AFP une source proche du dossier. Les corps ont quitté jeudi soir la morgue de Marrakech pour être rapatriés dans leurs pays respectifs.

Avis de recherche

Le premier suspect, appartenant à "un groupe extrémiste", avait été interpellé dès lundi, avant que les trois autres ne soient appréhendés jeudi matin après diffusion d'un avis de recherche, selon la police.

L'enquête s'emploie à "vérifier le mobile terroriste qui est soutenu par des preuves et par les données de l'enquête", a indiqué jeudi matin dans un communiqué le Bureau central d'investigations judiciaires (BCIJ), une unité de police d'élite.

Épargné jusqu'ici par les attentats de l'EI, le royaume du Maroc – qui revendique une politique très active en matière de lutte antiterroriste – avait été meurtri par des attaques à Casablanca (33 morts en 2003) et à Marrakech (17 morts en 2011).

Avec AFP

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