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"La France, seul soutien contre le terrorisme au Sahel", dit le président tchadien

Le chef de l'État français Emmanuel Macron, reçu à N'Djamena par le président tchadien Idriss Déby, le 22 décembre 2018.
Le chef de l'État français Emmanuel Macron, reçu à N'Djamena par le président tchadien Idriss Déby, le 22 décembre 2018. Ludovic Marin, AFP

Après sa visite aux soldats de la force Barkhane, Emmanuel Macron s'est exprimé dimanche au côté de son homologue tchadien depuis N'Djamena. Idriss Déby a souligné le rôle primordial de la France dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

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Dans un contexte de menaces jihadistes persistantes dans la région, le président français Emmanuel Macron a retrouvé son homologue tchadien Idriss Déby, dimanche 23 décembre, pour aborder la question de la lutte contre les groupes jihadistes actifs dans la région du Sahel. À l'issue de la rencontre, les deux chefs d'État ont tenu une conférence de presse commune.

Le président tchadien Idriss Déby a longuement loué le soutien militaire de la France dans la région du Sahel. "La seule force aujourd’hui qui fait face au terrorisme au Sahel, c’est la force française", a-t-il notamment déclaré.

N'Djamena constitue un partenaire indispensable pour Paris dans le combat mené contre le terrorisme au Sahel, notamment à travers la force opérationnelle du G5 Sahel.

Macron regrette le départ américain de Syrie

"Je regrette très profondément la décision prise" par les États-Unis de se retirer de Syrie, a de son côté dit Emmanuel Macron, ajoutant qu"'un allié se doit d'être fiable". Il a rendu hommage au chef du Pentagone, Jim Mattis, qui a démissionné après cette décison de retrait prise par le président américain Donald Trump.

"Très inquiets" sur Boko Haram

"Sur Boko Haram, nous sommes très inquiets" a également déclaré Emmanuel Macron. Il a réaffirmé "l'engagement de la France pour renforcer la coopération régionale" sous toutes ses formes contre le groupe jihadiste.

"Nous serons en particulier présents pour accélérer le soutien de l'Union européenne : 55 millions d'euros doivent être débloqués. La France fera en sorte que ce soit rapide", a-t-il dit.

"Et comme je l'avais annoncé au Nigeria, nous sommes en train d'accompagner plusieurs projets en faveur des populations du lac Tchad, des projets concrets à hauteur de 20 millions d'euros, qui sont indispensables si on veut éviter la déstabilisation des populations dans la région, éviter que les jihadistes ne gagnent du terrain", a-t-il poursuivi.

Idriss Déby a précisé pour sa part que la force antijihadiste du G5 Sahel, qui a déjà reçu environ 150 millions d'euros sur les 400 millions promis par la communauté internationale, commencera "en janvier", par des "opérations ponctuelles" avec le matériel disponible.

"Mais si la crise libyenne n'est pas réglée nous aurons encore longtemps à lutter contre le terrorisme", a averti le président tchadien, avant de remercier la France : "Imaginez dans quelle situation nous serions si la France n'était pas intervenue au Mali et en Centrafrique".

Avec AFP

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