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Le Japon prolonge de dix jours la détention de Carlos Ghosn

L'ex-PDG de l'alliance Renault-Nissan avant d'avoir été démis de son poste par le conseil d'administration de Nissan
L'ex-PDG de l'alliance Renault-Nissan avant d'avoir été démis de son poste par le conseil d'administration de Nissan Toru Yamanaka, AFP (Archive)

La détention du PDG de Renault, Carlos Ghosn, se poursuit au Japon où la justice a annoncé dimanche la prolongation de 10 jours de sa garde à vue. Le patron, révoqué par Nissan, est accusé de fraude fiscale.

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Le parquet de Tokyo a prolongé dimanche 23 septembre de dix jours la détention de Carlos Ghosn au Japon. Le PDG de Renault et de l'alliance Renault-Nissan a déjà passé un mois en cellule depuis son arrestation le 19 novembre pour des accusations de malversations financières.

Il s'agit d'un nouveau front dans les ennuis judiciaires de Carlos Ghosn. Celui-ci a fait l'objet vendredi d'un nouveau mandat d'arrêt, le troisième, sur des charges supplémentaires, concernant cette fois l'abus de confiance.

Concrètement, le bureau des procureurs lui reproche d'avoir fait couvrir par Nissan "des pertes sur des investissements personnels" au moment de la crise financière d'octobre 2008, ce qu'il nie selon la chaîne de télévision publique japonaise NHK. La somme incriminée s'élève à 1,85 milliard de yens (14,5 millions d'euros).

Toujours PDG de Renault

Pour résoudre ce problème financier, il aurait obtenu qu'un ami d'Arabie saoudite se porte garant et aurait effectué des virements d'un montant équivalent sur le compte de ce dernier depuis un compte d'une filiale de Nissan.

>> À lire : Mitsubishi évince à son tour Carlos Ghosn

À l'issue d'une première période de détention, Carlos Ghosn a été inculpé le 10 décembre pour avoir omis de déclarer l'intégralité de sa rémunération chez Nissan de 2010 à 2015. Le même jour, l'enquête a été élargie aux trois années suivantes, ce qui a entraîné immédiatement une nouvelle mise en détention, pour une période de 10 jours qui s'achevait jeudi.

Carlos Ghosn a été évincé de la présidence de Nissan dans la foulée de son arrestation. Il est toujours PDG de Renault, même si une direction intérimaire a été mise en place, et reste officiellement à la tête de l'alliance automobile franco-japonaise.

Avec AFP et Reuters

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