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"Gilets Jaunes" : le gouvernement veut ramener l'ordre" après des violences contre la police

Le Premier ministre a affiché lundi 24 décembre sa "détermination à ramener l'ordre", après plusieurs semaines de manifestations des Gilets jaunes émaillées de violences.
Le Premier ministre a affiché lundi 24 décembre sa "détermination à ramener l'ordre", après plusieurs semaines de manifestations des Gilets jaunes émaillées de violences. François Guillot, AFP

Le Premier ministre Édouard Philippe a reçu lundi les motocyclistes de la police agressés par des Gilets jaunes à l'angle des Champs-Élysées et de l'avenue Georges V. Il a souhaité que les agresseurs soient punis avec sévérité.

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Les agressions policières lors de l'acte VI de la mobilisation des Gilets jaunes, samedi à Paris ne resteront pas impunies. En recevant les motocyclistes de la police qui ont été pris à partie par des ''manifestants" et dont la scène filmée a fait le tour des réseaux sociaux, le Premier ministre Édouard Philippe a souhaité lundi 24 décembre que les agresseurs soient punis avec sévérité et a appelé à la fin des violences.

L'un des motocyclistes avait sorti son arme pour tenir la foule à distance avant de partir sous des jets de projectile, suivi par ses deux collègues, poursuivis par la foule. "Je voulais les remercier pour la maîtrise dont ils avaient fait preuve et leur dire qu’évidemment tout était mis en œuvre pour identifier les auteurs de ces violences, les traduire devant la justice et, je l’espère, faire en sorte qu’ils puissent être punis sévèrement", a déclaré le chef du gouvernement à l'issue de la rencontre à la préfecture de police de Paris.

Le grand débat national promis pour répondre à la colère des Gilets jaunes doit désormais s'ouvrir, a-t-il souligné. "Ce débat et le fonctionnement de nos institutions exigent un retour à l’ordre, que cessent ces provocations, ces déclarations parfois empreintes d’antisémitisme, ces violences, cette volonté de casser, d’attaquer délibérément les forces de l’ordre", a-t-il ajouté.

Il a souligné ne pas confondre l'ensemble des manifestants avec les auteurs de violence. "Mais j’observe qu’au fur et à mesure qu’il dure, ce mouvement des Gilets jaunes se traduit par une radicalisation d’une grande violence", a-t-il souligné.

Quenelles et pantin à l'effigie de Macron décapité

Après l'agression des trois policiers, le parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance pour violences volontaires avec arme en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique et dégradations de biens publics. Emmanuel Macron a appelé dimanche à un retour à l'ordre et indiqué que des réponses judiciaires sévères puniraient les responsables de violences.

Outre cet épisode sur les Champs-Élysées survenu samedi, d'autres images ont marqué ce sixième samedi de mobilisation : une vingtaine de Gilets jaunes ont entonné sur l'air du chant des Partisans la "chanson de la quenelle" de Dieudonné M'Bala M'Bala condamné en 2017 pour des propos antisémites et un pantin à l'effigie d'Emmanuel Macron a été décapité vendredi soir à Angoulême.

De leurs côtés, de nombreux Gilets jaunes dénoncent ces débordements, appelant à éviter "l'amalgame" avec leur mouvement contre la hausse des taxes et la baisse du pouvoir d'achat.

Avec AFP et Reuters

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