PAKISTAN

L'ex-Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif écope d'une nouvelle peine de prison

Nawaz Sharif à la sortie de la Cour suprême à Islamabad, le 4 décembre 2018.
Nawaz Sharif à la sortie de la Cour suprême à Islamabad, le 4 décembre 2018. Farooq Naeem, AFP

L'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif s'est vu condamné, lundi, à une nouvelle peine de prison de 7 ans pour corruption. Il a été interpellé et devrait être transféré dans une prison à Lahore.

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L'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, déchu du pouvoir en 2017 pour corruption et déjà condamné à dix ans de prison, devra écoper d'une nouvelle peine de 7 ans de prison. L'intéressé dément tout fait de corruption et dénonce toutes les procédures à son encontre comme "politiques".

La nouvelle condamnation porte sur des actifs détenus par la famille Sharif au Moyen-Orient. Outre la peine de prison, Nawaz Sharif s'est également vu infliger une amende de 1,5 milliard de roupies (10,8 millions de dollars), selon la chaîne publique PTV. Il a été interpellé et devrait être transféré dans une prison de Lahore, précise la chaîne de télévision.

Nawaz Sharif, trois fois Premier ministre du Pakistan, avait déjà été condamné en juillet dernier à 10 ans de prison pour corruption dans une autre affaire de biens immobiliers détenus par sa famille à Londres, et emprisonné peu après. Il avait été libéré sous caution en septembre dans l'attente du jugement en appel.

Procédure en appel

L'homme politique Shahid Khaqan Abbasi, qui avait succédé quelques mois à Nawaz Sharif au poste de Premier ministre après son éviction en 2017, a annoncé que leur parti, le PML-N, entendait faire appel, mais "ne recourrait pas à la violence". "Le peuple du Pakistan et l'histoire n'accepteront pas ce verdict", a-t-il déclaré aux médias.

La sécurité avait été renforcée lundi autour du tribunal où a été rendu le jugement dans la capitale Islamabad. Quelques affrontements limités ont eu lieu entre des partisans de Sharif et les forces de sécurité, qui ont eu recours au gaz lacrymogène pour les disperser, a constaté l'AFP.

>> À lire : Les manœuvres de la dynastie Sharif pour rester au pouvoir

Nawaz Sharif dénonce une conspiration

Mis en cause dans le scandale des Panama Papers, Nawaz Sharif avait été destitué en juillet 2017 de son poste de chef du gouvernement par la Cour suprême pakistanaise, qui l'avait plus tard banni à vie de tout mandat politique.

Il n'avait par conséquent pas pu se présenter aux élections législatives du 25 juillet dernier, qui ont été remportées par l'ancien champion de cricket Imran Khan, devenu depuis Premier ministre. Sa condamnation pour corruption et son arrestation étaient intervenues quelque jours à peine avant le scrutin.

Nawaz Sharif n'a eu de cesse, depuis des mois, de dénoncer une conspiration de la puissante armée pakistanaise à son encontre et en faveur d'Imran Khan. Son frère Shahbaz Sharif, ancien gouverneur de la province du Pendjab, la plus riche et la plus peuplée du Pakistan, est également incarcéré dans une affaire de corruption depuis octobre dernier.

>> À lire : Imran Khan, ex-playboy, star du cricket et Premier ministre du Pakistan

Avec AFP

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