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Yémen : l'envoyé de l'ONU est à Hodeïda pour tenter de faire respecter la trêve

L'ex-officier néerlandais, Patrick Cammaert, qui dirige l'équipe d'observateurs envoyés par l'ONU pour surveiller le cessez-le-feu entre les Houthis et les forces gouvernementales est arrivé samedi à l'aéroport d'Aden, au Yémen.
L'ex-officier néerlandais, Patrick Cammaert, qui dirige l'équipe d'observateurs envoyés par l'ONU pour surveiller le cessez-le-feu entre les Houthis et les forces gouvernementales est arrivé samedi à l'aéroport d'Aden, au Yémen. Fawaz Salman, Reuters

Le général Patrick Cammaert est arrivé dimanche à Hodeïda, aux mains des rebelles, pour tenter de faire respecter le cessez-le-feu. Le gouvernement et les rebelles s'accusent mutuellement de porter la responsabilité des violations de la trêve.

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L'officier néerlandais à la retraite Patrick Cammaert est arrivé, dimanche 23 décembre, dans un convoi à Hodeïda, sur les rives de la mer Rouge. Il devait se rendre lundi dans le port de la ville yéménite, où des combats sporadiques se poursuivent  malgré l'entrée en vigueur le 18 décembre du cessez-le-feu, suite à un accord conclu quelques jours plus tôt en Suède sous l'égide de l'ONU.

Plus tôt dimanche, le général Patrick Cammaert s'était rendu dans la capitale Sanaa, également contrôlée par les Houthis. Il avait été accueilli par Ali al-Mouchiki, chef des représentants rebelles au comité mixte, chargé de la mise en œuvre de la trêve. Six observateurs de l'ONU, arrivés à Sanaa dès samedi en provenance d'Amman, étaient également présents, selon un photographe de l'AFP sur place.

Le gouvernement et les rebelles s'accusent mutuellement de porter la responsabilité des violations de la trêve, qui ne semblent pas mettre en péril, pour le moment, la mission de l'équipe du général Cammaert.

63 violations de la trêve

Dimanche, l'agence officielle Saba contrôlée par le gouvernement a évoqué, en citant des responsables anonymes, "63 violations par les Houthis de la trêve durant les trois premiers jours du cessez-le-feu".

Les médias des Houthis ne cessent de leur côté d'accuser les troupes gouvernementales de violer cette trêve par des tirs ou de simples travaux de fortification des lignes de front.

Le général Cammaert s'était tout d'abord rendu samedi à Aden, la grande ville du sud où siège le gouvernement. Il avait "pressé" l'exécutif yéménite et la coalition militaire conduite par l'Arabie saoudite qui le soutient "de faire respecter la trêve" à Hodeïda "et de coopérer afin d'assurer l'acheminement de l'aide humanitaire", selon un communiqué du porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric.

Réunion le 26 décembre

Le général Cammaert a souligné que "l'échec ou le succès des accords de Suède reposent uniquement sur les deux parties [yéménites]", d'après l'ONU. La première réunion du comité mixte réunissant loyalistes et rebelles devrait se tenir le 26 décembre, a encore précisé dans son communiqué le porte-parole du chef de l'ONU.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté vendredi à l'unanimité une résolution prévoyant l'envoi d'observateurs civils au Yémen afin de superviser l'évacuation des combattants de Hodeïda et de sécuriser le fonctionnement de ses ports (ceux de Hodeïda, mais aussi de Salif et Ras Issa), par où passe une large part de l'aide humanitaire et des importations du pays.

Tenue par les rebelles, cette ville de quelque 600 000 habitants est en conséquence un enjeu stratégique dans la guerre qui oppose depuis 2015 les rebelles Houthis, appuyés par l'Iran, aux forces progouvernementales, soutenues militairement par une coalition menée par l'Arabie saoudite.

La résolution rédigée par le Royaume-Uni autorise l'ONU "à établir et à déployer, pour une période initiale de trente jours à compter de l'adoption de la résolution, une avant-garde pour commencer un travail d'observation", sous la direction du général Cammaert.

Selon des diplomates, la mission d'observateurs de l'ONU devrait compter de 30 à 40 membres, des civils ayant des expériences militaires.

La guerre au Yémen a fait au moins 10 000 morts depuis 2015 et provoqué la pire crise humanitaire du monde, selon les Nations unies, d'après qui jusqu'à 20 millions d'habitants sont par ailleurs "en situation d'insécurité alimentaire".

Avec AFP

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