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La Turquie demande à la France d'arrêter de protéger les Kurdes de Syrie

La Turquie a averti mardi 25 décembre qu'il n'était "pas bénéfique" pour la France de maintenir une présence militaire en Syrie pour "protéger" une milice kurde.
La Turquie a averti mardi 25 décembre qu'il n'était "pas bénéfique" pour la France de maintenir une présence militaire en Syrie pour "protéger" une milice kurde. Delil Souleiman, AFP

Pour le gouvernement turc, le maintien de la présence militaire française "ne sera bénéfique pour personne" s'il vise à protéger la milice Kurde des Unités de protection du peuple (YPG), pourtant en première ligne dans la lutte antijihadiste.

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Visiblement satisfait du départ des Américains de Syrie, la Turquie a averti mardi 25 décembre qu'il n'était "pas bénéfique" pour la France de maintenir une présence militaire en Syrie pour "protéger" la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), en première ligne dans la lutte antijihadiste.

"Ce n'est un secret pour personne que la France soutient les YPG. Emmanuel Macron a rencontré leurs représentants", a déclaré le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu, cité par l'agence étatique Anadolu, lors d'une rencontre avec des journalistes turcs.

"Nous n'avons pas d'information sur l'envoi de nouveaux soldats [français], mais ils maintiennent leur présence actuelle. S'ils restent pour contribuer à l'avenir de la Syrie, alors merci. Mais s'ils restent pour protéger les YPG, cela ne sera bénéfique pour personne", a-t-il ajouté.

Le président américain Donald Trump a ordonné mercredi le retrait des quelques 2 000 militaires américains déployés en Syrie, combattant les jihadistes du groupe État islamique (EI) aux côtés d'une coalition arabo-kurde dominée par les YPG.

La France regrette le départ des troupes américaines

La France participe à la coalition internationale conduite par les États-Unis contre les jihadistes en Syrie et en Irak. Elle a déployé son artillerie et son aviation. Selon plusieurs sources, des éléments des forces spéciales sont aussi présents au sol en Syrie, mais le gouvernement n'a jamais confirmé cette présence.

Le président français Emmanuel Macron a affirmé dimanche "regretter profondément" la décision américaine, estimant qu'un allié "se doit d'être fiable". La France a aussi affirmé qu'elle restait engagée dans la coalition anti-EI en dépit du retrait annoncé des troupes américaines de Syrie.

Donald Trump a affirmé dimanche après un entretien téléphonique avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan qu'il comptait sur lui pour "éradiquer" l'EI, estimant que le groupe jihadiste était déjà "en grande partie vaincu". "Le président Erdogan de Turquie m'a donné des assurances dans des termes très forts" quant au fait qu'il allait "éradiquer ce qui reste de l'EI en Syrie", a-t-il ainsi twitté. "Nous avons la force nécessaire pour neutraliser l'EI seuls", a répété mardi Mevlut Cavusoglu.

Avec AFP

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