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FRANCE

Brigitte Bardot demande à Emmanuel Macron un "miracle" de Noël pour la condition animale

Eric Feferberg, AFP
3 mn

Dans une lettre ouverte publiée mercredi, Brigitte Bardot réclame à Emmanuel Macron un "miracle" de Noël pour les animaux.

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Vidéosurveillance dans les abattoirs, lutte contre la chasse qui transforme la France en "centre de loisirs pour extermination d'animaux"… Brigitte Bardot réclame au président Macron un "miracle" de Noël pour la condition animale, dans une lettre ouverte publiée mercredi.

"La protection animale en France est livrée à un total abandon, à un je-m'en-foutisme général de la part du gouvernement", tonne l'ancienne actrice et éternelle militante de la cause animale, âgée de 84 ans. "Noël est un petit miracle pour certains et je crois aux miracles !", poursuit-elle.

"S'il est difficile, parfois impossible, d'améliorer la condition humaine, il serait facile avec un peu d'attention, de compassion, de volonté d'améliorer la condition animale dont les souffrances muettes sont une honte pour la France", assure Brigitte Bardot. Elle juge la vidéosurveillance "indispensable" dans les abattoirs, des "lieux d'épouvante où 3 millions d'animaux sont sacrifiés chaque jour en France, dans des conditions de barbarie indignes et terrifiantes".

Pour BB, Macron a fait "allégeance aux chasseurs"

Par ailleurs, elle accuse Emmanuel Macron d'avoir fait "allégeance aux chasseurs". "Vous faites de la France un centre de loisirs pour extermination d'animaux", lui lance-t-elle.

Elle rappelle que 76 associations de protection animale, dont sa fondation, la Fondation Bardot, viennent de publier un appel contre "les abus de la chasse". "Vous avez le devoir de [le] prendre en considération", plaide-t-elle, en jugeant "indigne d'un président de fricoter, à la pêche aux voix, avec des individus d'une telle vulgarité, d'une telle cruauté".

Ces derniers mois, l'ancienne actrice a interpellé le président de la République à plusieurs reprises au sujet de la cause animale. Il l'avait reçue fin juillet et elle avait alors loué son "attention" et sa "bonne disposition". Mais en août, après des arbitrages sur la réforme de la chasse, elle s'était dite "furieuse" et l'avait accusé de se mettre "à genoux" devant les chasseurs.

Avec AFP

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