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Un septuagénaire français veut traverser l'Atlantique en tonneau

Jean-Jacques Savin sur sa capsule, le 15 novembre 2018.
Jean-Jacques Savin sur sa capsule, le 15 novembre 2018. Georges Gobet, AFP

À 71 ans, le Français Jean-Jacques Savin a entamé, mercredi matin, sa tentative de traversée de l'Atlantique en tonneau. Il a quitté la petite île d'El Hierro, dans les Canaries, pour rallier les Caraïbes en trois mois.

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C'est un pari un peu fou que Jean-Jacques Savin a lancé. Le Français de 71 ans a entamé, mercredi 26 décembre, la traversée de l'Atlantique en tonneau par la seule force des courants. Parti de la petite île d'El Hierro, dans les Canaries, il espère rallier les Caraïbes en trois mois, a-t-il annoncé par téléphone à l'AFP.

"J'ai un temps formidable avec une houle d'un mètre et je me déplace à 2 ou 3 km/h. Pour l'instant, ma capsule se comporte très très bien et j'ai des vents favorables annoncés jusqu'à dimanche", a indiqué ce sportif septuagénaire qui préparait sa tentative depuis des mois dans le petit chantier naval d'Arès, sur le bassin d'Arcachon (Gironde).

Trois mètres de long, 2,10 m de diamètre et un poids de 450 kg à vide : son tonneau aux airs de capsule spatiale, avec sa forme oblongue et ses côtés biseautés, est construit en contre-plaqué époxy, procédé qui durcit la matière pour la faire résister à l'assaut des vagues, et accessoirement aux attaques éventuelles d'orques.

À l'intérieur, sur 6 m2 d'espace de vie, un coin couchette, un coin cuisine, un bureau des cartes et un côté stockage. Au sol, un hublot pour voir les poissons.

L'ancien militaire parachutiste, qui a baroudé en Afrique où il a également travaillé comme pilote privé et conservateur de parc national, est déjà prêt pour la Saint-Sylvestre : "J'ai emmené un petit Sauternes et du foie gras". Avant d'embarquer, il avait aussi prévu du Saint-Émilion pour fêter ses 72 ans le 14 janvier.

L'aventurier espère que les courants le porteront naturellement, sans recours à une voile ou des rames, jusqu'aux Caraïbes : "Peut-être la Barbade, mais j'aimerais bien une île française comme la Martinique ou la Guadeloupe. Ce serait plus facile pour les papiers, et pour ramener le tonneau".

Pour la science, il doit aussi larguer des balises de la JCOMMOPS (organisation internationale qui observe les océans) afin d'étudier les courants. Et il fera lui-même l'objet de tests sur la solitude en milieu clos. Même le vin sera à l'épreuve : du Bordeaux dans une amphore en terre cuite sera comparé au même vin resté à terre.

L'aventure, sponsorisée par le fabricant girondin de tonneaux Boutes, repose sur un budget de 60 000 euros, récoltés notamment grâce à un financement participatif.

AFP

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