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Remaniement surprise en Arabie saoudite

L'influent prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane (à gauche), en conversation avec le roi saoudien Salman ben Abdulaziz, le 9 décembre 2018, au palais Diriya à Riyad.
L'influent prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane (à gauche), en conversation avec le roi saoudien Salman ben Abdulaziz, le 9 décembre 2018, au palais Diriya à Riyad. Bandar Al-Jaloud, SPA, AFP

Le roi saoudien Salmane ben Abdulaziz a procédé à un remaniement surprise jeudi. Ibrahim al-Assaf est nommé chef de la diplomatie à la place de Adel al-Jubeir, mais le prince héritier Mohammed ben Salmane reste ministre de la Défense.

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Un remaniement ministériel surprise a été annoncé jeudi 27 décembre en Arabie saoudite, dans une série de décrets royaux. Le roi Salmane a nommé Ibrahim al-Assaf chef de la diplomatie à la place de Adel al-Jubeir, qui obtient le poste de ministre d'État aux Affaires étrangères.

Le prince héritier et ministre de la Défense Mohammed ben Salmane reste en place, comme celui de l'Intérieur, Abdel Aziz ben Nayef ben Abdel Aziz. De nombreux autres ministres, dont ceux de l'Énergie, Khaled al-Faleh, et des Finances, Mohammed al-Jadaan, gardent également leurs postes.

Le ministre de la Garde nationale Khaled ben Abdel Aziz Al-Mogren a été remplacé par le prince Abdallah ben Bandar.

Le ministre de l'Éducation Ahmed al-Issa a été remplacé par Hamad al-Cheikh. Celui de l'Information Awwad al-Awwad a été remplacé par Turki al-Chabana et devient conseiller royal.

Intenses pressions diplomatiques

L'ambassadeur saoudien à Londres, le prince Mohammed ben Nayef, devient conseiller royal.

Le prince Sultan ben Salmane, ancien astronaute qui était en charge du tourisme a été nommé, avec rang de ministre, à la tête d'une agence saoudienne de l'espace nouvellement créée.

Turki al-Cheikh, un proche du prince héritier, a été muté de la direction de l'agence chargée des sports à celle des loisirs.

Le roi Salmane a également procédé à de nombreux mouvements des gouverneurs de provinces, de hauts fonctionnaires et remplacé un certain nombre de membres du Majlis al-Choura, une assemblée consultative.

>> À lire : Affaire Khashoggi : la lune de miel entre Hollywood et l'Arabie saoudite est-elle finie ?

L'administration saoudienne fait l'objet d'intenses pressions diplomatiques depuis l'assassinat du journaliste et opposant Jamal Khashoggi, tué le 2 octobre au consulat saoudien d'Istanbul. Après l'avoir nié, Riyad a reconnu fin octobre que l'assassinat avait été prémédité et commis par une équipe des services de renseignement. Le roi Salman a ensuite ordonné la restructuration de ces services.

Avec AFP et Reuters

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