MADAGASCAR

À Madagascar, Andry Rajoelina remporte la présidentielle face à Marc Ravalomanana

Andry Rajoelina, lors d'un meeting au stade d'Antananarivo, le 3 novembre 2018.
Andry Rajoelina, lors d'un meeting au stade d'Antananarivo, le 3 novembre 2018. Malin Palm/File Photo Reuters

L’ancien président Andry Rajoelina a été réélu à la tête de Madagascar selon les résultats provisoires publiés jeudi par la commission électorale. Il a recueilli 55,66 % des voix contre 44,34 % pour son adversaire Marc Ravalomanana.

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L'ancien chef d’État Andry Rajoelina a remporté la présidentielle à Madagascar avec 55,66 % des voix, selon les résultats provisoires rendus publics jeudi 27 décembre par la commission électorale. Son rival Marc Ravalomanana, ancien président lui aussi, a recueilli 44,34 % des suffrages.

Celui-ci juge le scrutin entaché de fraude. Il a déposé des recours devant la Haute cour constitutionnelle pour contester les résultats, a annoncé jeudi soir son directeur de campagne. La Haute cour constitutionnelle dispose de neuf jours pour valider ou infirmer les résultats après l'examen des recours.

Commentant sa victoire devant la presse au siège de la commission électorale, Andry Rajoelina a quant à lui estimé que "le peuple malgache a pu s'exprimer en toute liberté" et appelé de ses vœux "une alternance démocratique".

"Unifier tout le peuple malgache"

"Mon message est simple, le peuple malgache n'a plus besoin de crise" mais "d'un leader sage, unificateur, pour unifier tout le peuple malgache", a-t-il déclaré.

"Les yeux du monte entier se tournent maintenant vers nous et il devrait y avoir une alternance démocratiques maintenant a Madagascar", a-t-il ajouté.

L'élection présidentielle, à deux tours, a été marquée par des accusations mutuelles de fraude de la part des deux candidats. Le président de la commission électorale Hery Rakotomanana a assuré que "des efforts" avaient été faits "pour répondre aux requêtes des deux candidats. L'un a demandé un examen du logiciel de comptage, l'autre a demandé des confrontation de procès verbaux".

Leur campagne aux allures de règlement de comptes a largement occulté les problèmes de fond du pays, qui est l'un des plus pauvres du continent africain et est sujet à l'instabilité politique depuis son indépendance de la France en 1960.

AFP

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