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Les rebelles houthis entament leur retrait de la ville d'Hodeïda

Des combattants des forces gouvernementales yéménites dans le port d'Hodeïda, le 17 décembre 2018.
Des combattants des forces gouvernementales yéménites dans le port d'Hodeïda, le 17 décembre 2018. Stringer, AFP

Après une semaine de négociations, sous l'égide de l'ONU, les rebelles houtis ont débuté, samedi, leur retrait de la ville portuaire d'Hodeïda, au Yémen. Des officiels loyalistes doutent cependant de la réalité de ce redéploiement.

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Les miliciens du mouvement rebelle Houthi ont annoncé, samedi 29 décembre, le début de leur retrait du port d’Hodeïda dans l’ouest du Yémen. Cette information, confirmée à l’agence Reuters par des sources proches de l’ONU, vient confirmer la désescalade observée sur le terrain depuis les pourparlers de paix engagés mi-décembre en Suède.

L'annonce de ce redéploiement a suscité la "surprise" des loyalistes, qui doutent ouvertement de la réalité de ce retrait.

"À qui ont-ils (les rebelles, NDLR) confié le port, et comment ?", s'est exclamé rhétoriquement un officiel pro-gouvernemental auprès de l'AFP.

"Les houthis ont profité de leur contrôle d'Hodeida pour placer leurs combattants dans la marine et les gardes-côtes, ce qui est une source d'inquiétude pour le gouvernement légitime", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué transmis par l'agence Saba, un autre officiel pro-gouvernemental a estimé qu'il s'agissait "d'une tentative transparente pour modifier le sens de l'accord" obtenu au début du mois en Suède.

Une trêve en vigueur depuis deux semaines

Une trêve entre les houthis et la coalition sous commandement saoudien, qui soutient les forces gouvernementales, est entrée en vigueur le 18 décembre dernier.

L’accord prévoit également le retrait des forces présentes dans les ports de Salif et de Rass Issa, voisins de celui d’Hodeïda par lequel transite l’essentiel de l’aide humanitaire destinée aux millions de Yéménites menacés par la famine.

Hervé Verhoosel, porte-parole du Programme alimentaire mondial

Des observateurs de l'ONU sur place

Une équipe d’observateurs de l’ONU chargée de veiller au respect du cessez-le-feu est arrivée à Hodeïda dans la semaine. Elle est dirigée par l’ancien général néerlandais Patrick Cammaert, qui doit également présider un comité de coordination du redéploiement, dans lequel les deux camps sont représentés. Les premières réunions ont eu lieu cette semaine.

Le gouvernement yéménite a décidé, vendredi, de payer les salaires des fonctionnaires à Hodeïda à partir du mois de décembre, un développement également salué par l’ONU.

La trêve d’Hodeïda, premier développement positif depuis le début du conflit en 2014, entre dans le cadre des mesures de confiance censées ouvrir la voie à un cessez-le-feu global et à un processus de paix.

Avec Reuters et AFP

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