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La présidentielle en Afghanistan repoussée de trois mois

Un policier afghan surveille le ministère des Travaux publics à Kaboul, le 25 décembre 2018
Un policier afghan surveille le ministère des Travaux publics à Kaboul, le 25 décembre 2018 Wakil Kohsar, AFP

Prévue le 20 avril, la présidentielle afghane a été repoussée au 20 juillet afin d'en faciliter les préparatifs, ont annoncé, dimanche, les autorités de Kaboul. Et à donner plus de temps aux négociations de paix entre Américains et Taliban.

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L'élection présidentielle initialement prévue le 20 avril prochain en Afghanistan a été reportée au 20 juillet, a indiqué dimanche 30 décembre le chef de la Commission électorale indépendante, Abdul Badi Sayyad.

Les élections provinciales et locales, ainsi qu'un scrutin législatif dans la province de Ghazni (est), se tiendront le même jour, a-t-il déclaré à la presse.

Cette annonce intervient après plusieurs semaines de spéculations sur un report destiné à donner plus de temps aux négociations de paix en cours entre Américains et Taliban.

>> À lire : Attaque à la voiture piégée et prise d'assaut d'un ministère à Kaboul

La précédente date du 20 avril était jugée irréaliste par de nombreux observateurs, la Commission électorale indépendante n'ayant pas encore rendu publics les résultats définitifs des législatives qui se sont tenues en octobre.

Un porte-parole du président Ashraf Ghani, qui prévoit de se représenter pour un nouveau mandat, a salué le report du scrutin.

Ce report intervient peu après l'annonce (non confirmée officiellement) par Donald Trump du prochain retrait de quelque 7 000 des 14 000 soldats américains présents sur le sol afghan.

Année terrible

Cette décision surprise, intervenue sur fond d'efforts pour relancer les négociations de paix avec les Taliban, a pris de court de nombreux diplomates et responsables politiques à Kaboul. Beaucoup d'Afghans redoutent pour leur part une chute du fragile gouvernement afghan, voire une nouvelle guerre civile.

L'annonce du président américain est venue clore une année déjà terrible pour le pays, qui, selon certaines estimations, se classe désormais en tête des zones de conflit les plus dangereuses au monde, devant la Syrie.

"Cela devient pire chaque jour", constate Mohammad Hussain, étudiant en ingénierie électrique à Kaboul, devenue au fil des attentats des Taliban et de l'organisation État islamique l'un des lieux les plus à risque du pays pour les civils.

Le nombre de civils tués a atteint un record au premier semestre de l'année. Quant aux forces de sécurité, elles sont décimées par les Taliban.

L'année a également été marquée par certains des pires attentats à la bombe qu'ait connus le pays depuis 2001, comme celui qui a tué plus d'une centaine de personnes avec une ambulance piégée dans une rue bondée de Kaboul en janvier.

Avec AFP et Reuters

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