Benalla: Gantzer demande "la vérité" à l'Elysée

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Paris (AFP)

L'ancien conseiller de François Hollande et proche d'Emmanuel Macron Gaspard Gantzer a demandé lundi que l'Elysée dise "la vérité" à propos d'Alexandre Benalla, qui a affirmé avoir continué à échanger régulièrement avec le président, depuis son licenciement de l'Elysée.

"L'affaire Benalla, c'est la triste chronique d'un mauvais +OSS 117+ (...) On aimerait bien que l'Elysée dise la vérité, une fois pour toute", a déclaré lundi M. Gantzer sur France Inter, en estimant que l'Elysée a voulu "cacher des choses sous le tapis". Mais "la vérité finit toujours pas arriver", a-t-il jugé.

Les Républicains ont aussi de nouveau demandé la vérité sur cette affaire. "Depuis le départ c'est une succession de mensonges, de dissimulation, au sommet de l?État", a accusé la porte-parole de LR Laurence Sailliet sur RTL, se demandant "pourquoi M. Benalla bénéficie d'une forme d'immunité".

Brice Hortefeux, député européen LR, a estimé sur Europe 1 que "les déclarations surprenantes de M. Benalla ce matin sont accablantes" quand, "parallèlement, les réactions de l'Elysée sont à la fois successives, contradictoires, ambiguës et gênées". Pour lui, "au minimum il s'agit d'une affaire dans l?État".

"Elle est belle la république exemplaire d'Emmanuel Macron!", s'est moqué quant à lui le porte-parole du Rassemblement national (RN) Sébastien Chenu sur Twitter.

Interrogé sur l'hypothèse qu'un membre de l'Elysée ait remis les passeports diplomatiques à M. Benalla en octobre alors qu'il avait été licencié, le député LREM apparenté Modem Bruno Fuchs a répondu sur Cnews: "Ce serait une affaire assez grave, mais on est dans les services administratifs, pas politiques. Ce n'est pas une affaire d?État, mais c'est assez préjudiciable".

La controverse sur l'utilisation de ces passeports diplomatiques par Alexandre Benalla a pris samedi un tour judiciaire, avec l'ouverture par le parquet de Paris d'une enquête préliminaire, notamment pour "abus de confiance".

M. Benalla a déjà été à l'origine d'une tempête politique cet été, après avoir été identifié sur des vidéos en train d'interpeller violemment des manifestants à Paris le 1er mai. Pour ces faits, il a été mis en examen à deux reprises.