Accéder au contenu principal

Une sonde de la Nasa s'apprête à un survol historique pour le 1er janvier

Illustration artistique de la sonde New Horizons.
Illustration artistique de la sonde New Horizons. NASA/JHUAPL/SWRI , AFP

New Horizon, une sonde lancée par la Nasa, doit survoler le 1er janvier l'objet céleste le plus éloigné de la Terre jamais étudié : Ultima Thule, une relique glacée des débuts du système solaire.

Publicité

Inédit. Une sonde de la Nasa se rapproche à grande vitesse d’Ultima Thule, l’astre céleste le plus éloigné jamais étudié situé à 6,4 milliards de kilomètres de la Terre. Elle doit également le photographier lors de la nuit du réveillon lors d'un survol à haut risque.

L'agence spatiale américaine marquera l'entrée dans la nouvelle année par un programme en direct sur son site internet, à l'heure où la sonde New Horizons doit passer en trombe au-dessus de cette relique glacée des débuts du système solaire.

"Le survol arrive"

Un film d'animation simulera le survol, prévu à 00 h 33 à Washington (05 h 33 GMT) mardi. Il sera accompagné d'un morceau composé pour l'occasion par le guitariste de Queen, Brian May, qui est aussi titulaire d'un doctorat en astrophysique.

>> À lire aussi : La sonde InSight s'est posée avec succès sur Mars

Impossible, en revanche, d'avoir des images en direct de la sonde. À cette distance, il faut plus de six heures pour qu'un signal envoyé de la Terre atteigne New Horizons, et autant pour qu'il revienne. Mais si tout se passe bien, les premières images d'Ultima Thule devraient arriver sur Terre en début de soirée.

À l'approche de cette échéance, l'excitation montait dans l'équipe chargée de cette mission. "ON Y EST ! Le survol arrive ! @NewHorizons2015 est en pleine forme et en chemin ! La plus lointaine expédition de l'Histoire !", a tweeté samedi le scientifique Alan Stern.

Un voyage à haut risque

Ultima Thule se trouve dans la ceinture de Kuiper, un vaste disque cosmique reliquat de l'époque de la formation des planètes que les astronomes appellent parfois le "grenier" du système solaire.

Les scientifiques ne savent pas si ce corps céleste, découvert en 2014 par le télescope spatial Hubble, est rond, allongé, ni même s'il s'agit d'un unique objet ou d'un agrégat de matière. Ils ne sont plus sûrs de sa taille, l'estimant environ 100 fois plus petit que la planète naine Pluton.

>> À lire aussi : La Nasa envoie un laser dans l'espace pour évaluer l'ampleur de la fonte des glaces sur Terre

Pour en avoir le cœur net, ils ont décidé d'envoyer New Horizons l'étudier, après que la sonde eut accompli en 2015 – neuf ans après son lancement – sa principale mission : envoyer des images extrêmement détaillées de Pluton.

"Spectaculaire"

Cette fois, "on va essayer d'avoir des images d'Ultima avec une résolution trois fois supérieure à celle utilisée pour Pluton", explique Alan Stern. "Si on y arrive, ce sera spectaculaire."

Mais la mission est dangereuse. New Horizons parcourt l'univers à 51 500 kilomètres par heure. À cette allure, si elle heurtait un débris aussi petit qu'un grain de riz, elle pourrait être détruite instantanément.

La sonde est censée s'approcher à 3 500 km de la surface d'Ultima et le survoler à une vitesse de 14 km par seconde.

Île lointaine

Ultima Thule a été nommé ainsi d'après une île lointaine de la littérature médiévale. "Cela signifie 'au delà de Thule' – au-delà des limites connues de notre monde, pour symboliser l'exploration au-delà de la ceinture de Kuiper", a expliqué l'agence spatiale dans un communiqué.

>> À lire aussi : Découverte de l'étoile la plus lointaine jamais observée

Découverte seulement dans les années 1990, cette ceinture se trouve à quelque 4,8 milliards de kilomètres du soleil, au-delà de l'orbite de Neptune, la planète qui en est la plus éloignée. "C'est la frontière de l'astronomie", souligne le scientifique Hal Weaver, de l'université Johns Hopkins. "Nous avons finalement atteint les limites du système solaire", s'enthousiasme-t-il. "Ces choses sont là depuis le début et on pense qu'elles n'ont pas changé. On va vérifier."

Malgré la paralysie partielle des administrations fédérales, à cause d'un bras de fer entre le président Donald Trump et l'opposition démocrate sur le financement d'un mur à la frontière avec le Mexique, la Nasa – qui dépend des budgets fédéraux – a promis que son site serait alimenté. Son administrateur Jim Bridenstine, a également promis des nouvelles d'une autre sonde, OSIRIS-REx, qui doit se mettre en orbite autour de l'astéroïde Bennu la nuit de la Saint-Sylvestre.

Avec AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.