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Jair Bolsonaro prête serment et jure que le Brésil "ne sera jamais rouge"

Le nouveau président du Brésil, Jair Bolsonaro, après avoir reçu son écharpe officiel, à Brasilia, le 1er janvier 2019.
Le nouveau président du Brésil, Jair Bolsonaro, après avoir reçu son écharpe officiel, à Brasilia, le 1er janvier 2019. Evaristo Sa, AFP

Plus de deux mois après avoir remporté l'élection avec un programme d'extrême droite face à la gauche, Jair Bolsonaro a été investi à la tête du Brésil, lors d'une cérémonie à Brasilia.

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La cérémonie d'investiture du président Jair Bolsonaro a eu lieu, mardi 1er janvier après-midi, à Brasilia, capitale du Brésil. L'ex-capitaine de l'armée a prêté serment en s'engageant à lutter contre la corruption et la violence endémique et à défendre l'économie de marché. Il a appelé les membres du Congrès à l'aider à "libérer définitivement" le Brésil "du joug de la corruption, de la criminalité, de l'irresponsabilité économique et du carcan idéologique".

L'analyse de notre envoyée spéciale

"Mon souhait est de renforcer la démocratie brésilienne"

Lors de cette cérémonie, il a répété ses slogans de campagne: "le Brésil, au-dessus de tout et Dieu au-dessus de tous".

"Aujourd'hui est un jour où le peuple commence à se libérer du socialisme et du politiquement correct", a-t-il aussi déclaré. "Ceci est notre bannière", a ajouté Jair Bolsonaro en agitant un drapeau brésilien, et "elle ne sera jamais rouge" sauf si "notre sang doit être versé". Le nouveau président a été élu notamment grâce à un fort rejet du Parti des travailleurs (PT) de gauche qui a régné 13 ans et dont il a défait au second tour de la présidentielle le candidat, Fernando Haddad.

Farouche anticommuniste, il avait averti les militants du PT de l'ex-président Luiz Inacio da Silva que la prison ou l'exil les attendaient après son élection. "Nous allons rétablir l'ordre dans ce pays", a-t-il poursuivi, très applaudi par la foule de ses sympathisants devant le palais présidentiel du Planalto où son prédécesseur Michel Temer venait de lui transmettre l'écharpe présidentielle.

Les explications de David Gormezano, spécialiste du Brésil

Jair Bolsonaro, qui est ouvertement nostalgique de la junte militaire au pouvoir de 1964 à 1985, a assuré qu'il allait employer la manière forte contre les gangs de trafiquants de drogue qui gangrènent le pays. "Je vais travailler sans relâche pour que le Brésil réalise son destin", a déclaré le nouveau chef de l'Etat après avoir prêté serment. "Mon souhait est de renforcer la démocratie brésilienne".

>> À voir dans "Cap Amériques" : Le Brésil de Jair Bolsonaro

Dans un tweet, Donald Trump a félicité le nouveau président brésilien pour son "super discours d'investiture" dans lequel il a réaffirmé sa volonté de "défendre la famille et de combattre la théorie du genre".

Son arrivée au pouvoir marque un virage radical pour la première puissance d'Amérique latine, aussi bien sur le plan de l'économie que de la diplomatie ou des questions de société. Personnage clivant et volontiers raciste, machiste ou homophobe, Jair Bolsonaro, 63 ans, aura pour défi d'unir un pays profondément divisé par une campagne délétère, notamment sur les réseaux sociaux. Ancien parachutiste, Jair Bolsonaro s'est fait élire avec 55% des suffrages le 28 octobre, mettant fin à une série de quatre victoires électorales du Parti des Travailleurs (PT, gauche) de Luiz Inacio Lula da Silva, aujourd'hui en prison pour corruption.

Avec AFP

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