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Une enquête antiterroriste ouverte après une attaque au couteau à Manchester

Des policiers postés autour du cordon de sécurité où s'est déroulé l'attaque au couteau à Manchester, au Royaume-Uni, dans la nuit du 31 décembre 2018.
Des policiers postés autour du cordon de sécurité où s'est déroulé l'attaque au couteau à Manchester, au Royaume-Uni, dans la nuit du 31 décembre 2018. Paul Ellis, AFP

Un homme qui criait "Allah" selon un témoin a blessé trois personnes le soir du Nouvel An à Manchester, dans le nord-ouest de l'Angleterre. La police anti-terroriste britannique a ouvert une enquête.

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À cette heure, aucune hypothèse n'est écartée. La police antiterroriste britannique a ouvert une enquête après une attaque à l'arme blanche dans une gare de Manchester qui a fait trois blessés, dont un officier de police, dans la nuit de lundi à mardi 1er janvier. L'agresseur, un homme dont la police n'a pas communiqué l'identité, a été maîtrisé et placé en garde à vue.

Une femme a été blessée au visage et à l'abdomen et l'homme a été atteint à l'abdomen. Ces deux blessés, tous deux âgés d'une cinquantaine d'années, ont été hospitalisés. Leurs blessures sont graves mais leurs vies ne sont pas en danger, selon les autorités. Le troisième blessé, membre de la Police britannique des transports (BTP), qui été touché à une épaule.

"Un cri terrifiant"

L'attaque a eu lieu vers 20h50 (heure locale et GMT) alors que de nombreux habitants de Manchester étaient dans les rues pour participer aux festivités du Nouvel An. Après l'arrestation de l'agresseur, des policiers de la BTP sont restés déployés dans la gare, ainsi que d'autres agents de la police de Manchester et des secouristes.

Un témoin, Sam Clack, 38 ans, producteur à la BBC, a déclaré qu'il avait entendu l'agresseur crier "Allah" avant et pendant l'attaque. "J'ai entendu ce cri absolument terrifiant et j'ai regardé sur le quai", a-t-il dit. "Il est venu vers moi. J'ai vu qu'il avait un couteau de cuisine avec une lame qui était bien longue de 30 centimètres". Et d’ajouter, "C'était effrayant, vraiment effrayant". De plus, "le type a dit, et ce sont ses mots exacts : ‘Tant que vous continuerez à bombarder d'autres pays, ce genre de conneries continuera à se produire’".

Selon lui les policiers avaient utilisé un pistolet paralysant et un pulvérisateur au poivre avant que "six ou sept" officiers ne se jettent sur l'homme pour le maîtriser.

"Simplement terrifiée"

Un autre témoin, une femme qui s'est seulement identifiée par le prénom Rebekka, a déclaré au quotidien Daily Mirror : "J'ai entendu le cri le plus effrayant que j'aie jamais entendu, je me suis retournée et j'ai vu tout le monde courir vers moi". Elle a raconté s'être ensuite cachée. "J'étais simplement terrifiée, je ne savais pas si j'allais mourir"".

Un responsable de la police de Manchester, Rob Potts, a déclaré que l'enquête était menée par la police anti-terroriste. Il a indiqué qu'après l'arrestation du suspect les autorités ne disposaient pas d'informations faisant craindre d'autre risque de violence.

Les célébrations du Nouvel An de Manchester se sont poursuivies sur Albert Square malgré l'attaque survenue à Victoria Station, et le feu d'artifice prévu a bien été tiré, mais le dispositif de sécurité a été renforcé.

Manchester avait subi le 22 mars 2017 un attentat suicide commis par Salman Abedi, 22 ans, né à Manchester et d'origine libyenne. Vingt-deux personnes avaient été tuées et 139 blessées dans cet attentat commis à la fin d'un concert de la chanteuse américaine Ariana Grande à la Manchester Arena.

Avec AFP et Reuters

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