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Vœux présidentiels : Emmanuel Macron peine à convaincre l'opposition

Le président Emmanuel Macron, lors des vœux, le 31 décembre 2018.
Le président Emmanuel Macron, lors des vœux, le 31 décembre 2018. Michel Euler, Reuters

Emmanuel Macron s’est adressé lundi soir aux Français, lors des traditionnels vœux de fin d'année. Le chef de l'État, très attendu par ses adversaires politiques, ne semble pas les avoir convaincus.

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Les vœux formulés, lundi 31 décembre, par le président de la République Emmanuel Macron n’ont pas laissé les responsables de la classe politique indifférents.

Voici les principales réactions politiques :

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, a rapidement dégainé sur Twitter qualifiant le président d’ "imposteur" et de "pyromane".

Nicolas Dupont-Aignan, député, président de Debout la France, a lui estimé que, "ce soir les Français ont eu la confirmation qu’Emmanuel Macron n’avait rien compris, rien appris des événements de 2018. Et de poursuivre, "Alors que sa politique réunit plus de 75% des Français contre lui, il est apparu complètement exalté, inquiétant et décidé à poursuivre au mépris de la démocratie."

"Il n'y a pas de réponse sur le fond : qu'est-ce qu'il y a sur les petits salaires, les petites retraites, sur les services publics, sur cette demande de référendum d'initiative citoyenne, cette demande de démocratie ?" s’est interrogé pour sa part Florian Philippot, député européen, président des Patriotes.

Jean-Luc Mélenchon, député, chef de file de La France insoumise a commenté sur Twitter :"On ne sait pas pourquoi mais tout ce qu'il dit tombe à plat. Et quand on comprend, on préférerait ne pas avoir entendu. Quel lunaire donneur de leçons."

"Une indécrottable arrogance sociale"

Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) s’est fendu d’un communiqué sur lequel on pouvait lire : "Réussir l'exploit de ne citer ni l'explosive affaire Benalla qui mine le pouvoir depuis juillet, ni le profond mouvement des Gilets jaunes, chapeau l'artiste !"

Eric Coquerel, député LFI, a twitté : "On a compris ce soir que le peuple mécontente #Macron. On sait que Macron mécontente le peuple. Un des deux est donc de trop. Si on ne peut dissoudre le peuple, on peut renvoyer son président".

Alexis Corbière, député LFI : "Une foule haineuse", a-t-il dit ? Sidérant. Pas des vœux, mais un aveu sur une indécrottable arrogance sociale" (Tweet).

"Un clip de campagne"

Laurence Sailliet, porte-parole du parti Les Républicains, a eu sur BFM TV le "sentiment de regarder un clip de campagne plus que d'écouter un homme d'État qui serait en lien avec les Français. Elle a eu "le sentiment aussi que quelque part, pendant que les 'Gilets jaunes' défilaient, il était sur une autre planète. On ne sent pas qu'il a pris la mesure de la colère du pays."

Eric Ciotti, député LR : "Les vœux du Président #Macron sont une formidable critique de son propre bilan! Après avoir promis tout et son contraire, il enfonce des portes ouvertes et s'attaque aux Français" (Tweet).

Guillaume Peltier, député LR : "Monsieur le président Emmanuel Macron, en 2019, préservez-nous des longs discours, éloignez les technocrates, écoutez les Français. Changez de politique, protégez notre peuple, récompensez tous les méritants" (Tweet).

"Excellente intervention"

Certains ont tout de même été convaincu par son intervention. Alain Juppé, maire de Bordeaux, a salué l’allocution présidentielle sur Twitter, "Excellente intervention du Président de la République. Dans la forme comme sur le fond. Le cap est donné. Bonne année à la France."

Marlène Schiappa, secrétaire d'État à l'égalité entre les femmes et les hommes, a défendu le chef de l’État sur BFM TV : "On a vu un président debout, au sens propre comme au sens figuré. Un grand président. Un président qui fait face à la situation avec lucidité, avec courage et qui formule des vœux de responsabilité pour 2019."

Stanislas Guerini, délégué général LREM, a vu, lui, un "Président de la République debout, offensif, qui croit dans notre pays, tel qu'il est, avec ses forces et ses faiblesses. Oui, en 2019, nous avons des choix cruciaux à faire, pour la France et pour l'Europe ! Retrouvons la maîtrise de notre destin".

Avec AFP et Reuters

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