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Madagascar : une manifestation de l'opposition dispersée à coups de lacrymogène

Des soutiens de Marc Ravalomanana manifestent, le 2 janvier 2019, à Antananarivo, pour contester l'élection d'Andry Rajoelina.
Des soutiens de Marc Ravalomanana manifestent, le 2 janvier 2019, à Antananarivo, pour contester l'élection d'Andry Rajoelina. Mamyrael, AFP

Les manifestants pro-Ravalomanana, qui ont promis de descendre dans la rue tous les jours jusqu'à la délibération de la Haute Cour constitutionnelle sur les résultats de l'élection présidentielle, ont été dispersés mercredi par les forces de l'ordre.

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Les forces de l'ordre ont dispersé, mercredi 2 janvier, à coups de gaz lacrymogène à Antananarivo une manifestation interdite de partisans de Marc Ravalomanana, candidat malheureux à l'élection présidentielle malgache du 19 décembre, qui protestaient contre des "fraudes", a constaté un journaliste de l'AFP.

"On est venu pour faire une projection sur écran géant des anomalies constatées durant le deuxième tour de l'élection, mais on nous a lancé des bombes lacrymogène", a déclaré à la presse le leader du mouvement, la députée du parti TIM de Marc Ravalomanana, Hanitra Razafimanantsoa.

"Respectez notre choix, on ne mérite plus une élection frauduleuse", pouvait-on lire sur des banderoles, à proximité de la place centrale du 13-Mai, quadrillée par les forces de sécurité.

>> À lire : À Madagascar, le retour au pouvoir d'Andry Rajoelina, l'ancien jeune homme pressé

Samedi déjà, des milliers de pro-Ravalomanana étaient descendus dans la rue pour contester les résultats de la présidentielle. Cette manifestation, non autorisée, s'était cependant déroulée dans le calme.

L'ex-chef de l'État malgache Andry Rajoelina a remporté le second tour de la présidentielle avec 55,66 % des suffrages, battant son rival Marc Ravalomanana (44,34 %), selon des résultats rendus publics par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Mais les partisans de l'ancien président Marc Ravalomanana demandent une "disqualification" d'Andry Rajoelina pour "fraude" et "corruption" de la Céni.

La Haute Cour constitutionnelle (HCC), plus haute instance judiciaire du pays, examine actuellement les requêtes de Marc Ravalomanana et doit rendre son jugement d'ici le milieu de la semaine prochaine.

Samedi, Hanitra Razafimanantsoa avait promis que les partisans de l'opposition manifesteraient "tous les jours, à partir du 2 janvier 2019, jusqu'à la délibération de la HCC".

Avec AFP

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