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Apple abaisse ses prévisions de ventes sur fond de conflit commercial sino-américain

Wang Zhao, AFP

Apple a revu ses prévisions de ventes à la baisse, expliquant être victime d'un contexte économique moins favorable que prévu dans les pays émergents, en particulier en Chine à cause du conflit commercial sino-américain.

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C'est une première en plus de quinze ans. Apple a émis un avertissement sur résultats, mercredi 2 janvier, ce qui signifie que le groupe a revu à la baisse ses prévisions de ventes pour le premier trimestre de l'année fiscale 2019. Et pas qu'un peu : la marque à la pomme vise désormais 84 milliards de dollars de chiffre d'affaires entre octobre et décembre au lieu de 89 à 93 milliards de dollars. Il faut remonter à 2002 pour trouver trace d'un autre avertissement sur résultats pour le fabriquant de l'iPhone.

Le PDG du géant américain, Tim Cook, a mis cette mauvaise nouvelle sur le compte d'une "décélération plus importante de l'économie" dans les pays émergents et en particulier la Chine, ainsi que d'un taux de renouvellement des iPhone moins élevé chez les consommateurs déjà équipés. Dans un entretien accordé à la chaîne américaine CNBC, il précise que les iPhone sont victimes des "tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine".

Cette annonce a choqué les marchés financiers du monde entier. Les Bourses en Asie et en Europe ont évolué à la baisse, mercredi, essentiellement à cause de l'avertissement sur résultats d'Apple.

Modèle économique fragilisé

Cette réaction à l'échelle planétaire prouve l'importance économique de la marque à la pomme. Les investisseurs, habitués à voir le groupe battre des records année après année, ont été pris de court par cette annonce. Ils craignent que le modèle économique de la deuxième plus importante valorisation boursière au monde (après Microsoft) soit à bout de souffle.

Tim Cook a en effet indiqué que cet avertissement sur résultats était essentiellement la conséquence de la baisse des prévisions de ventes de l'iPhone, qui constituent plus des trois quarts des revenus du groupe. Un aveu qui prouve que dix ans après la sortie de son premier smartphone, Apple n'a toujours pas réussi à s'émanciper de sa dépendance à l'iPhone. C'est aussi un signe que la stratégie de hausse des prix – avec des modèles à plus de 1 300 euros – n'a pas permis de compenser le fait qu'Apple a de moins en moins de nouveaux territoires à conquérir.

Mais, pour les investisseurs, c'est aussi un signe que le conflit commercial sino-américain commence à faire de sérieux dégâts. "Il va être difficile pour Donald Trump de défendre son attitude agressive à l'égard de la Chine maintenant que l'une des entreprises américaines les plus iconiques affirme être victime de ce conflit", assure la chaîne économique Bloomberg.

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