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L'armée déployée pour faire face aux violences dans le nord-est du Brésil

Photo publiée par O Povo montrant un camion en flammes au cours d'une vague de violence dans l'État de Ceara, le 3 janvier 2019.
Photo publiée par O Povo montrant un camion en flammes au cours d'une vague de violence dans l'État de Ceara, le 3 janvier 2019. Alex Gomes, O Povo, AFP

Le gouvernement brésilien a envoyé des troupes, samedi, dans l’État du Ceara (Nord-Est) pour faire face à une vague de violence provoquée par des gangs criminels. Quelque 300 soldats devraient patrouiller dans les villes de la région.

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Les troupes brésiliennes envoyées dans le nord-est du pays pour endiguer une flambée de violence provoquée par des gangs criminels se sont déployées, samedi 5 janvier, à Fortaleza, la capitale de l'État du Ceara, a indiqué le gouvernement du nouveau président Jair Bolsonaro.

D'ici la fin de la semaine, quelque 300 soldats devraient patrouiller dans les villes de la région pour mettre fin aux actes de vandalisme, a déclaré Guilherme Teophilo, secrétaire national de la Sécurité Publique à l'agence de presse officielle Agencia Brasil.

>> À lire : Jair Bolsonaro prête serment et jure que le Brésil "ne sera jamais rouge"

L'ordre d'intervention avait été signé vendredi par le nouveau ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, l'ancien juge anticorruption Sergio Moro, après la multiplication "des attaques d'autobus, de bâtiments publics" attribuées à des "groupes criminels", selon le texte du ministère.

Des attaques ont été rapportées à Fortaleza, la capitale, et dans une vingtaine de localités de la zone. Quelque 50 personnes ont été arrêtées, selon un rapport publié vendredi, et une personne est morte au cours d'affrontements avec la police. Beaucoup de commerces de la région ont décidé de baisser leurs rideaux et les habitants étaient contraints de rester chez eux.

Cette crise est un premier test pour Jair Bolsonaro, entré en fonction mardi et élu en 2018 avec un programme de durcissement de la politique de sécurité et de renforcement du système judiciaire.

Alliance entre deux bandes criminelles

Selon les médias brésiliens, qui citent des sources du renseignement, les attaques seraient l'œuvre de groupes criminels qui entendent protester contre un durcissement des conditions de détention les empêchant de contrôler divers trafics depuis les prisons. Deux bandes criminelles ont même choisi de mettre leurs rivalités de côté pour affronter les autorités, ont rapporté des responsables de sécurité au site internet d'informations G1.

Plusieurs villes du Ceara avaient déjà été la cible d'attaques en mars dernier, après l'installation de brouilleurs de téléphones portables dans les prisons.

Le Brésil compte la troisième population carcérale au monde, avec 726 712 prisonniers enregistrés en juin 2016, soit deux fois plus que la capacité officielle des prisons, selon les derniers chiffres du ministère de la Justice.

Des émeutes meurtrières mettent régulièrement en lumière la situation déplorable du système pénitentiaire du plus grand pays d'Amérique latine, où les prisonniers s'entassent dans des établissements souvent vétustes et surpeuplés.

Jair Bolsonaro souhaite mettre fin à la hausse de la criminalité au Brésil en garantissant l'impunité aux soldats et policiers faisant usage de la violence dans certaines circonstances, et en assouplissant les lois sur le port d'armes pour permettre aux "bons" citoyens de se faire justice eux-mêmes.

Avec AFP

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