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Migrants au large de Malte : le pape appelle l'UE à la "solidarité concrète"

Le pape s'adressant à des milliers de fidèles réunis place Saint-Pierre, le 25 décembre 2018.
Le pape s'adressant à des milliers de fidèles réunis place Saint-Pierre, le 25 décembre 2018. Tiziana Fabi, AFP

Le pape a appelé, dimanche, les pays européens à faire preuve de "solidarité concrète" à l'égard des 49 migrants toujours bloqués à bord de deux navires d'ONG au large de Malte.

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Le pape François a lancé un appel, dimanche 6 janvier, aux dirigeants européens en leur demandant de trouver une solution pour les 49 migrants bloqués depuis des jours au large de Malte sur deux navires affrétés par des ONG allemandes.

"Depuis plusieurs jours, 49 personnes sauvées en Méditerranée sont à bord de deux navire d'ONG, dans l'attente d'un port sûr où débarquer. J'adresse un appel pressant aux dirigeants européens afin qu'ils fassent preuve de solidarité concrète à l'égard de ces personnes", a déclaré le pape à des milliers de fidèles réunis place Saint-Pierre pour la messe de l'Épiphanie.

François a rappelé que les migrants bloqués en Méditerranée à bord des navires Sea-Watch 3 et Professor-Albrecht-Penck demandaient "un port sûr où débarquer".

Les deux bateaux sont dans l'attente depuis plusieurs jours d'un feu vert de l'Italie et de Malte pour accoster, mais à l'heure actuelle les deux pays refusent d'accéder aux demandes des ONG allemandes.

"C'est la ligne et elle ne changera pas"

La semaine dernière, une vingtaine d'organisations humanitaires dont Amnesty International ont demandé à l'Union européenne d'offrir un port sûr aux deux navires.

>> À lire aussi : La France lance un "plan d'action" contre les traversées de la Manche par des migrants

L'un des vice-présidents du Conseil italien, Luigi Di Maio, a proposé que l'Italie prenne en charge les femmes et enfants à bord des bateaux à condition que Malte accepte les navires. Mais l'autre vice-président du Conseil, le chef de la Ligue d'extrême droite Matteo Salvini, s'y est opposé.

"En Italie, plus personne n'arrive. C'est la ligne et elle ne changera pas", a-t-il répété dans un entretien dimanche avec le quotidien Il Messaggero. "Les ports italiens sont et resteront fermés", a-t-il ajouté sur Twitter.

Le Premier ministre maltais Joseph Muscat a de son côté expliqué ne pas vouloir créer de "précédent" en autorisant ces migrants à débarquer, dans un entretien avec Radio One à Malte, cité par les médias italiens.

Les Pays-Bas et l'Allemagne ont indiqué être prêts à accueillir ces migrants, à condition que cette opération se fasse dans un cadre européen.

Avec AFP et Reuters

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