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"Bohemian Rhapsody" et "Roma" triomphent aux Golden Globes

Rami Malek, interprète de Freddie Mercury, entouré des anciens membres du groupe Queen.
Rami Malek, interprète de Freddie Mercury, entouré des anciens membres du groupe Queen. Kevin Winter, AFP

Cérémonie annonciatrice des Oscars, les Golden Globes ont sacré "Bohemian Rhapsody", le biopic de Freddie Mercury, et "Roma", le drame intimiste d'Alfonso Cuaron produit et diffusé par Netflix.

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Tous les chemins mènent à "Roma"… Chouchou de la critique américaine, le dernier long métrage du Mexicain Alfonso Cuaron a été primé deux fois, dimanche 6 janvier, lors des Golden Globes, cérémonie considérée comme annonciatrice des Oscars.

Tourné en espagnol, et ne pouvant à ce titre pas concourir dans la catégorie phare du "film dramatique", "Roma" a obtenu le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère. Oscarisé pour "Gravity" en 2014, Alfonso Cuaron a aussi été sacré "meilleur réalisateur", face à des concurrents de poids comme Spike Lee ("BlacKkKlansman") ou Bradley Cooper pour "A Star Is Born", l'autre grand favori de la soirée.

"Le cinéma, dans ce qu'il a de meilleur, bâtit des ponts entre les différentes cultures. Et tandis que nous franchissons ces ponts, nous devons prendre conscience que ces nouveaux visages ont beau paraître curieux, ils ne nous sont pas étrangers", a lancé le cinéaste mexicain.

Pied de nez

Auteur d’un film très personnel, presque autobiographique, inspiré par son enfance à Mexico et une domestique employée par sa famille, Alfonso Cuaron a par ailleurs remercié Netflix, qui l'a produit, pour "avoir propulsé ce film des plus improbables sur le devant de la scène". Si le film venait à être primé aux Oscars, cela constituerait une première pour la plateforme américaine. Et un sérieux pied de nez à une industrie hollywoodienne qui peine à se renouveler.

L’autre film qui a marqué la soirée s’appelle "Bohemian Rhapsody". Le biopic du chanteur de Queen, Freddie Mercury, a créé une grosse surprise en décrochant les titres de "meilleur film dramatique" et de "meilleur acteur" pour Rami Malek dans son rôle du chanteur.

Donné grand favori, "A Star Is Born", de et avec Bradley Cooper, a été le grand perdant de la soirée, avec seulement une récompense, celle de la meilleure chanson pour Lady Gaga. La pop star, dont la performance avait pourtant séduit le public et la critique, a laissé le trophée de la meilleure actrice à Glenn Close, pour "The Wife", autre coup de théâtre de cette 76e édition.

Côté comédie, c'est sans surprise Christian Bale qui a été sacré "meilleur acteur" pour son rôle de Dick Cheney dans "Vice", portrait au vitriol de l'ancien vice-président américain et de son ascension au pouvoir réalisé par Adam McKay.

Plus de diversité

Les pronostics aux Golden Globes sont délicats car contrairement aux Oscars ou à d'autres compétitions, ce ne sont pas les professionnels du cinéma qui votent mais la petite centaine de membres de l'Association de la presse étrangère de Hollywood (HFPA).

Deux acteurs noirs américains confirmés ont été récompensés dans la catégorie des "seconds rôles", Regina King pour "Si Beale Street pouvait parler", et Mahershala Ali pour "Green Book". Les deux films ont pour toile de fond le racisme et la discrimination aux États-Unis, le premier dans le Harlem des années 1970, le second dans le Sud "profond" en 1962.

Quant à la dernière production Marvel, "Spider-Man: New Generation", qui met en scène un nouvel homme araignée à la fois noir et latino, elle a remporté le prix du "meilleur film d'animation" face à son principal concurrent, "Les Indestructibles 2".

Mais les Golden Globes récompensent aussi les œuvres de télévision, de plus en plus prisées des spectateurs et donc de plus en plus rentables et créatives.

Le vétéran Michael Douglas a ainsi été couronné "meilleur acteur" pour son rôle dans la série télévisée "La Méthode Kominsky". La série "The Americans" a empoché le prix de la meilleure série télévisée dramatique, tandis que Richard Madden a reçu le Golden Globe du meilleur acteur dans cette catégorie (pour "Bodyguard").

La soirée était présentée par le duo de comédiens Andy Samberg et Sandra Oh. Ironie du sort, l'actrice a été récompensée par un Golden Globe pour son rôle d'agent pas si secret dans la série "Killing Eve". Elle avait auparavant pris brièvement un ton grave pour évoquer une "période de changement", en référence aux mouvements #MeToo et Time's Up, contre le harcèlement sexuel et la discrimination.

Avec AFP

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