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Shutdown : Trump prêt à un mur en acier plutôt qu'en béton

La construction d'un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique était une des promesses de campagne du président américain.
La construction d'un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique était une des promesses de campagne du président américain. Sandy Huffaker, AFP

Pour Donald Trump, le mur qu'il souhaite voir construire à la frontière avec le Mexique et qui provoque l'hostilité des démocrates du Congrès pourrait être construit en acier plutôt qu'en béton.

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Aux États-Unis, aucun accord n’a été trouvé sur la loi budgétaire entre républicains et démocrates pour mettre un terme au shutdown. Pour tenter de débloquer les négociations, le président Donald Trump a affirmé dimanche 6 janvier qu'il était prêt à ce que le mur qu'il a promis durant sa campagne électorale soit fait d'acier et non de béton.

"Les démocrates n’aiment pas le béton, alors on va leur donner de l’acier. C’est bien l’acier. L’acier, c’est même plus cher que le béton, mais ça sera beau et très solide", a-t-il déclaré aux journalistes à Camp David. Il a aussi assuré qu'il allait prendre contact avec les principaux acteurs de cette industrie "pour qu'ils proposent le design d'un magnifique produit en acier qui sera fait ici et que nous utiliserons comme barrière".

Le président américain, qui envoie depuis son arrivée au pouvoir des signaux contradictoires sur son projet emblématique comme sur son financement, a déjà évoqué par le passé la mise en place de "barres d'acier conçues de manière artistique" afin qu'il soit possible de voir à travers.

Les démocrates, désormais majoritaires à la Chambre des représentants, n’ont pas réagi à cette offre. Interrogé dimanche à ce sujet, Steny Hoyer, le chef de file de la majorité démocrate à la Chambre, a simplement déclaré qu’il s’agit "d’une offre qu’il a faite et que nous allons en discuter", comme le rapporte le journal Les Echos.

L'analyse de Jean-Éric Branaa, spécialiste des États-Unis, auteur de "Trumpland, portrait d’une Amérique divisée" (Éd. Privat).

Comme le résume Jean-Éric Branaa, spécialiste des États-Unis, et auteur de "Trumpland, portrait d’une Amérique divisée" (éd. Privat), les démocrates ne veulent pas du mur. "C’est une demande tellement symbolique. Pendant la campagne de 2016, c’était ce que les supporters de Donald Trump criaient dans tous les meetings : ‘Le mur, le mur’", a-t-il expliqué sur le plateau de France 24. "En réalité, les démocrates savent que s’ils lui donnent ce mur aujourd’hui, c’est quasiment la voie royale pour la réélection en 2020 car il aurait rempli une de ses promesses de campagne vraiment très importantes et il le claironnera jusqu’à la fin de son mandat."

>> À lire aussi : "L'Amérique au pied du mur"

Une barrière métallique ?

La question de ce mur est au cœur de la fermeture partielle de l'administration fédérale ("shutdown") en cours depuis le 22 décembre, le président républicain ayant rejeté un projet de loi de finances ne prévoyant pas de fonds pour la construction de ce mur.

Invité dimanche matin sur NBC, le secrétaire général par intérim de la Maison Blanche, Mick Mulvaney, avait laissé entendre que Trump pourrait effectivement renoncer à construire un mur en béton à la frontière mexicaine au profit d'une barrière métallique.

"Et s'il doit renoncer à un mur en béton et le remplacer par une barrière métallique pour que les démocrates puissent dire 'Regardez, il ne construit plus de mur', cela devrait nous aider à nous déplacer dans la bonne direction", poursuivait le secrétaire général par intérim de la Maison Blanche.

Après une nouvelle réunion dimanche entre le vice-président américain Mike Pence et d'autres représentants du gouvernement et des collaborateurs de parlementaires démocrates pour tenter de trouver une issue au "shutdown", aucun progrès n'a été effectué.

En l'absence d'accord sur une loi budgétaire entre républicains et démocrates, la paralysie partielle de l'administration fédérale est entrée dans sa troisième semaine. Quelque 800 000 fonctionnaires sont touchés. Des musées ont été contraints de fermer leurs portes et des ordures s'entassent dans les parcs nationaux.

Avec AFP et Reuters

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