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Retrait américain de Syrie : Bolton veut "assurer" la défense des alliés de Washington

Le conseiller pour la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton.
Le conseiller pour la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton. Nicholas Kamm, AFP

Le conseiller pour la sécurité nationale de la Maison Blanche a affirmé à Jérusalem que le retrait américain de Syrie devait se faire à la condition que la défense d'Israël et "d'autres amis" de Washington dans la région soit "absolument assurée".

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Le conseiller pour la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, a affirmé, dimanche 6 janvier à Jérusalem, que le retrait américain de Syrie devait se faire de telle sorte que la défense d'Israël et "d'autres amis" de Washington dans la région soit "absolument assurée".

"Nous allons discuter de la décision du président Donald Trump sur le retrait, mais il faut faire cela [...] de telle sorte que l'organisation État islamique soit défaite [...] et que la défense d'Israël et d'autres amis dans la région soit absolument assurée", a-t-il affirmé aux journalistes à l'occasion d'entretiens avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou.

Sécurité des Kurdes

Le conseiller a également évoqué la sécurité des alliés kurdes de Washington. Selon lui, le retrait militaire américain de Syrie annoncé le mois dernier par Donald Trump tiendra compte "de ceux qui ont combattu avec nous contre l'organisation État islamique et d'autres groupes terroristes".

>> À lire : "Pour les Kurdes de Syrie, le rêve autonomiste s'éloigne"

Sur ce point, les États-Unis souhaitent que la Turquie garantisse la protection des Kurdes en Syrie, selon la chaîne de télévision américaine NBC News. Ankara ne cache pas son intention de lancer une offensive contre eux pour éviter la formation, à ses portes, d'un embryon d'État kurde susceptible de raviver le séparatisme des Kurdes de Turquie. Jusqu'ici alliés de Washington dans la lutte contre les jihadistes, les combattants kurdes en Syrie craignent que le retrait américain ne les laisse démunis face à la Turquie.

Éviter un départ précipité

Depuis son annonce, qui a ébranlé de nombreux alliés de Washington, Donald Trump a assuré que le retrait se ferait "sur un certain temps" et pas "du jour au lendemain", semblant avoir pris acte des appels à éviter un départ précipité.

Benjamin Netanyahou s'est pour sa part engagé à poursuivre ses efforts pour empêcher l'Iran de s'implanter militairement en Syrie. Il a également appelé de nouveau les États-Unis à reconnaître l'annexion israélienne du plateau syrien du Golan conquis en 1967. L'annexion du Golan n'a jamais été reconnue par la communauté internationale, y compris les États-Unis.

Israël a lancé des centaines de frappes aériennes en Syrie contre ce qu'il qualifie de cibles de l'armée iranienne et de livraisons d'armes perfectionnées au Hezbollah, soutenu par Téhéran. "Notre position est claire, a déclaré dimanche le Premier ministre israélien, nous continuons à agir pour le moment contre le renforcement de l'armée iranienne en Syrie et contre quiconque saperait ou tenterait de menacer la sécurité d'Israël."

Avec AFP

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