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Gilets jaunes : plaintes et saisie de l'IGPN après les violences lors de l’acte VIII

Guillaume Souvant, AFP

Deux gendarmes ont déposé plainte après avoir été molesté samedi lors de la manifestation des Gilets jaunes à Paris. Par ailleurs, l'IGPN a été saisie après la diffusion d'une vidéo montrant un gendarme qui frappe des manifestants à Toulon.

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Deux gendarmes molestés samedi 5 janvier lors de "l'acte VIII" des Gilets jaunes à Paris ont déposé plainte, a-t-on appris dimanche auprès de la gendarmerie. Samedi, lors de cette nouvelle manifestation dans la capitale française, des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont éclaté sur la passerelle Leopold-Senghor qui relie les deux rives de la Seine au niveau du Jardin des Tuileries.

Sur des images largement diffusées sur les réseaux sociaux, on voit un gendarme à terre, entouré de manifestants et frappé par l'un d'eux portant un manteau et un bonnet noir. Ce gendarme s'est vu prescrire 15 jours d'incapacité totale de travail (ITT) et a porté plainte dimanche, a-t-on appris auprès de la gendarmerie, confirmant une information de BFMTV.

>> À lire aussi : "Gilets jaunes : le référendum d'initiative citoyenne, mode d'emploi"

Sur une autre vidéo, on voit un homme portant également un manteau et un bonnet noir attaquer à coups de poings un gendarme derrière son bouclier. Ce dernier a eu deux jours d'ITT et a également porté plainte.

Alors que le Syndicat des commissaires de police nationale (SCPN) a indiqué samedi avoir "identifié" l'homme, précisant qu'il s'agissait d'un ancien boxeur, celui-ci s'est rendu lundi matin à la police et a été placé en garde à vue, a fait savoir le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner.

La Fédération française de boxe avait condamné dimanche dans un communiqué les agissements d'un "ancien boxeur professionnel" auteur de violences à l'égard des forces de l'ordre, lors de la manifestation des Gilets jaunes.

La police des polices saisie

Toujours dans le cadre de la huitième journée de mobilisation des Gilets jaunes mais dans le sud de la France cette fois-ci, le préfet du Var a saisi dimanche l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) à la suite de la diffusion d'une vidéo montrant un policier frappant plusieurs manifestants lors d’un rassemblement samedi à Toulon.

"Dans le cadre de mes responsabilités administratives, j'ai saisi l'IGPN afin qu'une enquête permette de faire toute la lumière sur les suspicions de violences policières à Toulon", a écrit Jean-Luc Videlaine, le préfet du Var.

Une première séquence montre l'officier de police, tête nue, frapper un homme plaqué contre un mur qui a été mis l'écart par d'autres policiers. Une deuxième séquence le montre repoussant des manifestants et frappant l'un d'entre eux sur le capot d'une voiture, avec d'autres policiers.

Dans des déclarations publiées par le site Internet du journal Nice-Matin, l’officier de police Didier Andrieux, auteur présumé des coups, estime qu'il faut remettre les gestes dans leur contexte. Dans le premier cas, "les collègues sont au bouclier et ne voient pas que [l'homme] a un tesson [de bouteille] dans la main", explique-t-il. Il précise avoir envoyé des coups sur la main de l'individu et en dessous du visage, "pour lui faire lâcher le tesson".

Dans le deuxième cas, "il s'agissait d'un homme identifié comme un meneur, qui donnait instruction de prendre des palettes et de former des barricades qui ont été incendiées", dit-il.

Avec AFP

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