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Chantal Jouanno annonce son retrait du grand débat national

Chantal Jouanno, le 28 octobre 2015, à Paris.
Chantal Jouanno, le 28 octobre 2015, à Paris. Bertrand Guay, AFP (archives)

Chantal Jouanno, présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) voulu par Emmanuel Macron, a annoncé mardi qu'elle renonçait après une vive polémique portant sur sa rémunération, en pleine crise des Gilets jaunes.

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Ça commence mal pour le grand débat voulu par Emmanuel Macron. Avant même son coup d'envoi, son organisatrice, Chantal Jouanno, critiquée pour son salaire élevé, a annoncé son départ. L’ancienne ministre avait été choisie pour organiser une grande consultation autour du pouvoir d'achat destinée à apaiser la colère, préoccupation numéro un des Gilets jaunes.

"J'ai décidé de me retirer du pilotage de ce débat", a-t-elle déclaré à France 2, estimant que les débats nés sur son salaire de 14 666 euros était "légitimes", mais que les "conditions de sérénité nécessaires pour ce débat" n'étaient pas assurées.

Prenant acte de la décision de l'ancienne ministre, Matignon a immédiatement annoncé qu'à l'issue du séminaire gouvernemental prévu mercredi à l'Élysée, le Premier ministre présenterait une nouvelle organisation, à quelques jours du début de ce débat qui doit s'appuyer par des réunions partout en France jusqu'en mars.

Une nouvelle organisation d'urgence

L'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy a toutefois précisé rester à son poste de présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) et avoir prévenu de sa décision Emmanuel Macron ainsi qu'Édouard Philippe.

Comprenant très vite qu'elle serait jugée illégitime pour le grand débat censé rassembler tous les Français, la haute fonctionnaire a décidé de renoncer en 24 heures, après une volée de critiques sur les réseaux sociaux et de l'opposition. Comme le député RN Sébastien Chenu, qui s'est demandé sur LCI "quel est le taré chez En Marche qui a accepté un contrat qui lui donne un salaire de ce montant ?". Son départ oblige l'exécutif à imaginer d'urgence une nouvelle organisation.

Le gouvernement proposera "à l'issue du séminaire gouvernemental une organisation et un mode de pilotage du grand débat national qui présenteront des garanties équivalentes en termes d'indépendance et de neutralité", a assuré Matignon.

Flou

Emmanuel Macron doit aussi publier mardi une lettre aux Français pour expliquer comment se passera ce débat encore flou.

Sur le fond, l'exécutif doit également résoudre la contradiction entre un débat en principe ouvert sur tous les sujets, mais qui ne remette pas en cause des réformes déjà décidées, une ligne rouge tracée d'avance par Emmanuel Macron.

Il lui faut éviter l'accusation d'organiser un débat joué d'avance, impératif s'il veut maintenir la petite remontée de popularité obtenue par l'annonce le 10 décembre de mesures sociales d'urgence pour les faibles revenue, d'un total de 10 milliards d'euros.

La confiance des Français en Emmanuel Macron (+5) et Édouard Philippe (+7) a un peu rebondi début janvier après l'effondrement du mois précédent, selon un sondage Ifop-Fiducial diffusé mardi. Avec 28 % d'approbation, le chef de l'État reste bas, mais ratrappe l'essentiel du chemin perdu depuis le début de la crise des Gilets jaunes.

Avec AFP

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