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Dans la presse

"En Arabie saoudite, les femmes enfermées dans les normes patriarcales"

France 24

Dans la presse, mardi 8 janvier, le putsch manqué la veille au Gabon, la visite de John Bolton en Turquie, sur fond de tensions entre Washington et Ankara sur la Syrie. Le courage d’une Saoudienne arrêtée en Thaïlande. Et une ordonnance médicale mal comprise.

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Dans la presse, le putsch manqué, hier, d’un groupe de militaires au Gabon. Une tentative de coup d’État qui s’est soldée par leur arrestation, quelques heures plus tard. "Avertissement sans frais pour Ali Bongo", annonce Wakat Sera, qui rappelle que cette tentative de putsch a eu lieu en l’absence du président Ali Bongo Ondimba, actuellement en convalescence au Maroc après son accident vasculaire cérébral du mois d’octobre. "Vrai ou faux putsch déjoué", l’épisode d’hier serait la manifestation d’un vrai "malaise" au Gabon, d’après le site d’info burkinabé. "Ali Bongo Ondimba, qui a hérité son pouvoir de son père, ne compte pas que des admirateurs", commente Wakat Sera, qui condamne la "tentative de prise de pouvoir hors normes constitutionnelles", mais demande aussi à ce "que les voies démocratiques soient accessibles au peuple" gabonais.

"Coup d’État manqué contre la démocratie ou contre un 'fils de' malade ?", s’interroge Aujourd’hui au Faso, qui parle lui aussi d’un "avertissement" pour Ali Bongo, associé à ces "vieux timoniers agrippés au pouvoir comme des arapèdes - des berniques - à un rocher". L’Observateur Paalga, étrille, lui, les "pieds nickelés" à l’origine du "putsch le plus bref du monde", et s’interroge sur le rôle joué par la France, qui a condamné "toute tentative de changement de régime extra-constitutionnel", tandis que le quotidien français L’Humanité évoque "le crépuscule d’une dictature françafricaine", une "atmosphère de fin de règne à Libreville pour le clan Bongo", sur fond de mécontentement social et économique des Gabonais.

Il est aussi beaucoup question de la visite, aujourd’hui, en Turquie, du conseiller de Donald Trump à la Sécurité nationale, John Bolton, pour évoquer, notamment, les conditions du retrait des troupes américaines de Syrie. D’après The Wall Street Journal, l’accueil réservé par les autorités turques à John Bolton a dû être "glacial", étant donné ses récentes déclarations sur le sujet. Le conseiller américain à la Sécurité national a d'ores et déjà détaillé quelques-unes de ces conditions, telle que l’indispensable sécurité des alliés kurdes des États-Unis. Des déclarations qui auraient provoqué la "colère" d’Ankara, qui martèle depuis des années que les groupes kurdes rebelles de Syrie sont des "terroristes" et qu’ils constituent une "menace existentielle" pour la Turquie. Si le gouvernement turc est en colère, il n’en laisse toutefois rien paraître, comme en témoigne cet édito de Daily Sabah, qui soutient que cette visite va permettre de "clarifier le futur des relations bilatérale", entre Washington et Ankara. D’après le journal officiel, ce qui poserait avant tout problème à la Turquie, serait le "manque de clarté" de la stratégie américaine dans la région. "Donald Trump dit qu’il va organiser le retrait des troupes américaines de Syrie, sans toutefois fixer le moindre agenda pour ce retrait", critique Daily Sabah, qui annonce qu’Ankara se fiera désormais "davantage aux actions concrètes plutôt qu’à la rhétorique" des États-Unis.

Un mot, à présent, du sort de Rahaf Mohammed Al-Qunun, une Saoudienne arrêtée dimanche à l’aéroport de Bangkok, en Thaïlande, alors qu’elle tentait de fuir sa famille. La jeune femme fait la une du Bangkok Post, qui rappelle que la jeune femme, menacée d’extradition, s’était barricadée dans une chambre d’hôtel, d’où elle avait lancé un appel à l’aide auprès de la représentation thaïlandaise du Haut-Commissariat aux Réfugiés. Le HCR, qui l’a depuis prise sous son aile, en attendant de statuer sur son sort, d’après le quotidien thaïlandais, qui montre la jeune femme prise en charge à l’aéroport de Bangkok. "Je suis sûre à 100 % [que ma famille] me tuera dès ma sortie d’une prison saoudienne", avait imploré Rahaf Mohammed Al-Qunun sur les réseaux sociaux, en disant avoir été victime de violences physiques et psychologiques au sein de sa famille, alors que l’immigration thaïlandaise estime plutôt qu’elle a tenté de fuir un mariage arrangé. Mais quel que soit le motif exact de son appel à l’aide, son "courage" est salué par The Independent, qui rappelle les "discriminations graves" subies par toutes les femmes en Arabie saoudite, où leur rôle est "strictement circonscrit par des normes patriarcales sévères".

On ne se quitte pas là-dessus. Rions plutôt un peu avec The Telegraph, qui raconte la mésaventure d’une Écossaise qui s’est fait remettre à tort, à la pharmacie, une crème pour les troubles de l’érection, au lieu de la pommade que lui avait prescrite le médecin pour un problème de sécheresse oculaire. Une erreur qui lui aurait valu une bonne conjonctivite, doublée d’une atteinte de la cornée. Cette affaire aurait conduit trois médecins à demander à ce que leurs confrères écrivent désormais leurs ordonnances en lettres capitales, pour éviter les confusions.

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