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En Andalousie, la droite et le centre font alliance avec l'extrême droite

Conférence de presse des représentants du parti Vox, le 3 décembre 2018 à Séville.
Conférence de presse des représentants du parti Vox, le 3 décembre 2018 à Séville. Jorge Guerrero, AFP (archives)

Le parti espagnol d'extrême droite Vox a conclu mercredi une alliance en Andalousie avec le Parti populaire (PP, droite) et Ciudadanos (centre). La région la plus peuplée d'Espagne sera ainsi désormais gouvernée par une coalition de droite.

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Le parti espagnol d'extrême droite Vox a fait alliance mercredi 9 janvier avec le Parti populaire (PP, droite) et Ciudadanos (centre) pour pouvoir gouverner l'Andalousie, faisant ainsi basculer à droite la région la plus peuplée d'Espagne. "Nous sommes parvenus à un accord avec le PP", a annoncé à la presse à Séville (sud) le numéro deux de la formation d'extrême droite, Javier Ortega Smith.

"Nous sommes très satisfaits (...) Aujourd'hui, les lois liberticides, l'immigration illégale, la corruption ont perdu" et "le pré carré de la gauche en Andalousie est enfin terminé", a ajouté le secrétaire général de Vox, alors que le Parti socialiste du chef du gouvernement Pedro Sanchez dirigeait l'Andalousie depuis 36 ans.

>> À lire : Vox, le parti sorti de nulle part qui relance l'extrême droite en Espagne

Avec les douze voix de cette formation dans un Parlement andalou qui compte 109 députés, un gouvernement du Parti populaire (26 sièges) et de Ciudadanos (21 sièges) présidé par le leader du PP dans la région, Juan Manuel Moreno, va pouvoir être investi lors d'un vote qui devrait avoir lieu le 16 janvier.

Levée de boucliers

Né en 2013, Vox avait provoqué un séisme lors des élections régionales anticipées du 2 décembre, en devenant le premier parti d'extrême droite à entrer dans un parlement régional depuis le rétablissement de la démocratie à la mort du dictateur Francisco Franco en 1975.

Ce parti prône la fin de l'autonomie des régions au nom des économies budgétaires et de la défense de l'unité de l'Espagne, l'interdiction des partis indépendantistes catalans, l'expulsion des immigrés illégaux et l'abolition de la loi contre la violence machiste qui favorise, selon lui, les fausses plaintes de femmes "sans scrupules".

Cette dernière proposition, qui a provoqué l'ire du puissant mouvement féministe espagnol et suscité une levée de boucliers au sein même du PP, ne figure pas dans l'accord signé mercredi.

Avec AFP

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