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Japon : la justice rejette la demande de remise en liberté de Carlos Ghosn

Soupçonné de malversations, Carlos Ghosn a été arrêté le 19 novembre par les autorités japonaises.
Soupçonné de malversations, Carlos Ghosn a été arrêté le 19 novembre par les autorités japonaises. Éric Piermont, AFP (archives)

La justice japonaise a rejeté, mercredi, une demande de fin de détention du PDG de Renault, Carlos Ghosn, au lendemain de sa première comparution devant la justice. Il avait été arrêté le 19 novembre pour des soupçons de malversations financières.

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La justice japonaise a rejeté, mercredi 9 janvier, la demande de remise en liberté du PDG de Renault Carlos Ghosn, détenu depuis le 19 novembre pour des soupçons de malversations financières en tant que dirigeant de Nissan. "La requête pour annuler la détention a été rejetée le 9 janvier", a annoncé le tribunal de Tokyo dans un communiqué laconique.

Les avocats de Carlos Ghosn avaient déposé cette demande alors que le PDG de Renault et de l'alliance Renault-Nissan a eu l'occasion, mardi, de clamer publiquement son innocence pour la première fois depuis son arrestation, à l'occasion d'une audience devant le tribunal de Tokyo. Face au juge, amaigri et menotté, il s'est dit "faussement accusé et détenu de manière injuste".

Affaire Ghosn : rappel des faits

Le magnat de l'automobile de 64 ans a notamment assuré n'avoir nullement fait couvrir des pertes personnelles à Nissan et a détaillé les transactions pour lesquelles il est accusé d'abus de confiance, assurant que les sommes versées par une filiale de Nissan à un homme d'affaires saoudien l'ont été en rétribution de services rendus pour aider le groupe dans la région du Golfe.

>> À lire : Devant le tribunal de Tokyo, Carlos Ghosn se dit "faussement accusé"

Sa période actuelle de détention doit prendre fin vendredi mais le parquet pourrait formuler des accusations supplémentaires susceptibles d'entraîner une nouvelle arrestation immédiate.

Carlos Ghosn, que Nissan a évincé de sa présidence, a été mis en examen le 10 décembre pour dissimulation aux autorités boursières d'une partie de ses revenus perçus chez Nissan : environ 5 milliards de yens (38 millions d'euros) sur cinq années, de 2010 à 2015.

De l'avis même de son avocat Motonari Otsuru, le dirigeant risque de rester en détention jusqu'à la tenue de son procès qui ne devrait pas avoir lieu avant plusieurs mois.

Avec AFP et Reuters

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