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Martin Fayulu revendique la victoire à la présidentielle en RD Congo

Martin Fayulu durant une conférence de presse à Kinshasa le 8 janvier 2019.
Martin Fayulu durant une conférence de presse à Kinshasa le 8 janvier 2019. Baz Ratner / REUTERS

Arrivé officiellement deuxième à la présidentielle en RD Congo, Martin Fayulu va déposer plainte pour fraude devant la Cour Constitutionnelle. Il estime avoir recueilli plus de 61 % des voix, loin devant le vainqueur proclamé Félix Tshisekedi.

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Martin Fayulu, candidat de la coalition d'opposition Lamuka arrivé officiellement deuxième de l'élection présidentielle du 30 décembre en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé, vendredi 11 janvier, qu'il allait déposer une plainte pour fraude devant la Cour constitutionnelle.

Son équipe de campagne affirme qu'il a recueilli 61,51 % des voix, contre seulement 18,86 % pour le vainqueur proclamé, Félix Tshisekedi, un autre opposant, candidat de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS)  - que les résultats provisoires de la commission électorale créditent de 38,57 % des voix.

"Putsh électoral"

Le candidat soutenu par le président sortant Joseph Kabila, l'ancien ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary, est arrivé en troisième position avec 18,49 %, a précisé Fidèle Babala, responsable de la campagne de Fayulu.

"Nous savons bien que la Cour constitutionnelle est composée de partisans de (Joseph) Kabila, mais nous ne voulons pas qu'ils disent que nous n'avons pas suivi la loi. Nous voulons faire tout ce que nous pouvons pour avoir un résultat juste et clair", a déclaré Martin Fayulu à la BBC.

Dans un entretien accordé la veille à Radio France Internationale (RFI), Fayulu, donné largement favori par les sondages avant le scrutin, avait déjà dénoncé un "putsch électoral" et "des résultats qui n'ont rien à voir avec la vérité des urnes".

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Corneille Nangaa, a de son côté exhorté le Conseil de sécurité de l'ONU, qui se réunit vendredi à la demande de Paris, à soutenir les nouvelles autorités élues, mettant en garde contre une annulation du scrutin.

La Conférence nationale épiscopale du Congo (Cenco) souhaite elle que "le Conseil de sécurité demande à la Céni la publication des procès-verbaux" du scrutin présidentiel "pour enlever les doutes et apaiser les esprits", a déclaré l'un de ses représentants.

Avec AFP, Reuters

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