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La police tire des gaz lacrymogènes contre des manifestants au Soudan

Des manifestants anti-gouvernementaux dans la capitale Khartoum le 11 janvier 2019.
Des manifestants anti-gouvernementaux dans la capitale Khartoum le 11 janvier 2019. Mohamed Nureldin Abdallah, Reuters

La police soudanaise a tiré des gaz lacrymogènes sur des manifestants antigouvernementaux, vendredi, à Khartoum et à Omdourman. En plein marasme économique, le Soudan est le théâtre, depuis plus de trois semaines, d'un mouvement de contestation.

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"Liberté, paix, justice", scandaient, vendredi 11 janvier, les protestataires soudanais rassemblés dans deux secteurs de la capitale Khartoum et à Omdourman, sur la rive ouest du Nil, quand la police a dispersé la foule à coups de gaz lacrymogène, ont indiqué des témoins.

Les forces anti-émeute soudanaises sont intervenues contre ces manifestants antigouvernementaux sortis dans les rues des deux villes après la prière du vendredi.

Les organisateurs des manifestations qui secouent le Soudan depuis le 19 décembre avaient appelé auparavant à de nouveaux rassemblements vendredi et la semaine prochaine, faisant monter la pression sur le régime du président Omar el-Béchir.

"Nous allons lancer une semaine de soulèvement avec des manifestations dans toutes les villes et villages", a annoncé l'Association des professionnels soudanais qui regroupe entre autres des médecins, des professeurs et des ingénieurs.

Crise économique

Dans son appel diffusé sur les réseaux sociaux, l'association a notamment appelé à un grand rassemblement, dimanche, dans le nord de Khartoum et à plusieurs manifestations à travers la capitale la semaine prochaine.

>> À lire : Plusieurs morts et blessés dans des protestations contre la vie chère au Soudan

En plein marasme économique, le Soudan est en proie depuis plus de trois semaines à des manifestations provoquées par la décision du gouvernement de tripler le prix du pain. Elles se sont rapidement transformées en une contestation contre Omar el-Béchir, qui tient le pays d'une main de fer depuis un coup d'État en 1989.

Vingt-deux personnes sont mortes depuis le début du mouvement, selon un bilan officiel. Les ONG de défense des droits humains Human Rights Watch et Amnesty International ont, quant à elles, donné un bilan d'au moins 40 morts, dont des enfants et des personnels médicaux.

Avec AFP

 

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