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Une nouvelle attaque jihadiste fait 12 morts dans un village du Nord du Burkina Faso

Un périmètre de sécurité installé à Ouagadougou, le 22 mai 2018, après un assaut des forces de l'ordre contre des jihadistes.
Un périmètre de sécurité installé à Ouagadougou, le 22 mai 2018, après un assaut des forces de l'ordre contre des jihadistes. Armel Baily, AFP

Le gouvernement du Burkina Faso a annoncé vendredi la mort de douze civils dans une attaque terroriste ayant frappé un village du nord du pays. L'état d'urgence a été prolongé de six mois.

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Douze civils burkinabè ont été tués le 10 janvier à Gasseliki, village de la région du Sahel (nord), dans une "attaque terroriste" perpétrée par "une trentaine d'individus armés", a annoncé, vendredi 11 janvier, le ministère de la Sécurité dans un communiqué.

"Le groupe de terroristes a saccagé des boutiques de commerçants et a tiré sur les gens qui s'étaient réunis pour le marché hebdomadaire", a déclaré à l'AFP une source locale.

>> À voir : Grande marche de l'opposition pour demander l'amélioration de la sécurité

En réaction, le chef d'état-major général des armées, Oumarou Sadou, a été limogé jeudi et remplacé par le colonel-major Moise Minoungou, précédemment commandant du groupement central des armées, selon un décret présidentiel lu à la télévision publique.

État d’urgence prolongé de six mois

Le Parlement a quant à lui voté vendredi une prolongation de six mois de l'état d'urgence dans quatorze provinces (sur 45), réparties sur six régions ayant enregistré des attaques jihadistes.

Le Burkina Faso est confronté depuis trois ans à des attaques jihadistes récurrentes de plus en plus fréquentes et meurtrières. D'abord concentrées dans le nord du pays, ces attaques se sont ensuite étendues à d'autres régions dont celle de l'Est, frontalière du Togo et du Bénin.

Attribuées aux groupes jihadistes Ansaroul Islam et au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) et à d'autres groupuscules, elles ont fait plus de 270 morts depuis 2015. Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises, avec un bilan total de près de 60 morts. La dernière, en mars 2018, avait dévasté l'état-major général des armées, en plein centre-ville.

Avec AFP et Reuters

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