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Dans la presse

Lettre d'Emmanuel Macron : "Français, vous avez un message du président"

France 24

À la une de la presse française, lundi 14 janvier, la lettre d’Emmanuel Macron pour présenter le "grand débat national" qui débutera demain. La colère des ouvriers du textile bangladais. L’extradition de Cesare Battisti, attendu aujourd’hui en Italie. Et le goût des femelles perruches pour l’intelligence des mâles.

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À la une de la presse française, lundi matin, la lettre d’Emmanuel Macron aux Français, un message pour lancer le grand débat national qui débutera demain.

 

Français, vous avez un message du président. Une lettre relayée par vos quotidiens, dont Ouest France, qui fait état de la multitude des sujets abordés par le chef de l’État : la fiscalité, la justice sociale, les services publics, et la transition écologique, notamment. Beaucoup de sujets qui fâchent, sur lesquels Emmanuel Macron promet d’entendre les Français. Un exercice "totalement inédit", selon le journal, qui présente sa promesse comme "un contrat qu’il faut prendre au mot. En participant". "Ma lettre aux Français", titre La Dépêche du Midi, dont une journaliste a été agressée lors de la manifestation des Gilets jaunes, samedi. Une violence dont plusieurs autres confrères ont également été victimes, ces dernières semaines, et dénoncée, également, dans la lettre d’Emmanuel Macron, qui s’inquiète du climat actuel de "mise en accusation générale et (des) pressions exercées sur des élus et la presse". "Jamais la presse n’a été ainsi empêchée de travailler par l’intimidation et la brutalité physique", alerte L’Opinion, où le dessin de Kak fait lui aussi allusion à la multitude des sujets abordés par Emmanuel Macron, supposés répondre aux "innombrables revendications" des Français. "Toi qui voulais du 'en même temps'", murmure le Premier ministre dans l’oreille d’Emmanuel Macron.

La lettre du chef de l’État est accueillie avec prudence par la presse. "Place au débat", annonce La Croix, qui estime que le président "peut encore parvenir à sortir son mandat de l’étau de la puissante contestation et des lourdes contraintes budgétaires par la qualité de son écoute et par des engagements (prenant en compte) ce qui va s’exprimer". "Transformer les colères en solutions", propose Emmanuel Macron. L’idée plaît au Figaro, qui fait part de son espoir de voir "crever l’abcès de la crise de défiance" actuelle, une crise qui "suppose d’accepter de tout entendre, sans filtre, sans tabou, et sans limite". Sans tabou, vraiment ? Libération ironise sur cet "écrit de rattrapage", dont il apprécie "l’humilité du style et la simplicité du vocabulaire", mais regrette qu’il "ne lève pas l’ambiguïté majeure qui entoure ce grand débat. "N’importe quel sujet" pourra être abordé, "il n’y a pas de questions interdites", écrit Emmanuel Macron. Mais il précise aussi avoir été élu sur un projet auquel il entend rester "fidèle". La parole est donc libre, mais "'en même temps' pas trop". Pour L’Humanité, la messe est dite. La lettre du président est présentée comme "une provocation supplémentaire face au regain de mobilisation des gilets jaunes", qui ne seraient "pas dupes des ruses de Macron".Marine Le Pen dit elle aussi vouloir répondre à la colère des Gilets jaunes. À l’occasion du lancement de sa campagne pour les européennes, hier, le Rassemblement national, qui progresse dans les sondages depuis le début du mouvement, a cherché à "répondre à la colère des manifestants", d’après 20 minutes, qui raconte que le parti "se défend", en même temps, "de toute récupération politique".

Mécontentement social, également, au Bangladesh, où des milliers d’ouvriers ont de nouveau manifesté, hier, pour demander de meilleurs salaires. Mobilisés depuis une semaine, ces ouvriers du textile, qui confectionnent des vêtements pour de grandes chaînes d’habillement mondiales comme H&M, Primark, Walmart, Tesco, Carrefour et Aldi, ont affronté violemment les forces de l’ordre, d’après New Age. Le gouvernement a annoncé une nouvelle hausse des salaires pour certaines catégories d’ouvriers, après celle d’un peu plus de 50 % annoncée au début du mois : une première hausse qui porte à 83 euros par moisle salaire minimum des ouvriers les plus mal payés. Les violences et l’augmentation concédée hier par le gouvernement à la une, également, du Daily Star, qui fait état de la menace du regroupement des industriels du textile bangladais. Ces derniers ont averti, hier également, que toutes les usines du secteur pourraient fermer si les ouvriers ne retournaient pas travailler immédiatement.

À la une la presse italienne, l’arrestation, en Bolivie, de l’ancien militant d’extrême-gauche Cesare Battisti, condamné en 1993 à perpétuité par contumace en Italie pour quatre homicides. L’ex-militant des Prolétaires armés pour le communisme rentre aujourd’hui dans son pays d'origine, où il risque la prison à vie, d’après La Repubblica, qui rappelle que son extradition avait été signée le mois dernier par le Brésil. La nouvelle de cette arrestation est saluée par l’ensemble de la presse italienne, de La Verita, qui annonce que "le terroriste Battisti rentre avec les menottes, merci", au journal Libero : "les vacances du terroriste sont finies", se réjouit le quotidien, qui fait part de sa satisfaction de voir Cesare Battisti "rentrer en Italie pour purger sa peine", et de sa désapprobation à l’égard de "tous ceux qui ont protégé ce délinquant pendant des années".

On ne se quitte certainement pas là-dessus. Avant de nous dire à plus tard, je vous propose de jeter un œil au Monde, qui nous apprend qu’une équipe chinoise vient de confirmer une hypothèse de Darwin : oui, les femelles préfèrent les mâles bien cérébrés, les mâles intelligents - en tout cas chez nos amies les perruches, qui confirment que le sexe faible accorde ses faveurs aux membres du sexe fort les plus malins, ce qui leur permet de doper le cerveau de leur progéniture. Cette étude ne fait pas état, en revanche, des préférences masculines…

 

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