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Dans la presse

Révolution tunisienne, huit ans après : "De l'espoir au désenchantement"

France 24

Dans la presse, lundi 14 janvier, les commentaires à l'étranger sur la lettre adressée par Emmanuel Macron aux Français, pour lancer le "grand débat national". Le désenchantement des Tunisiens, huit ans après la Révolution du jasmin. Et le mariage de deux ours en peluche, à Paris.

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Dans presse, lundi matin, les réactions de l'étranger à la lettre d’Emmanuel Macron aux Français, un message pour lancer le "grand débat national" qui débutera demain.

 

Un extrait de cette lettre fait la une du journal Le Temps : "Votre impatience, je la partage", écrit le chef de l’État aux Français. "À situation d’exception, réponse exceptionnelle", commente le quotidien suisse, qui voit dans ce message "le pari osé d’une mise à plat généralisée des problèmes que rencontre la France", une lettre dont le style serait, "sans surprise, celui du professeur résolu à valoriser l’objet de son étude". Le Temps évoque aussi "l’ambiguïté fondamentale (d’un) courrier qui ne dresse guère de priorités et ne dit surtout pas comment celles-ci seront ensuite classées, consignées, traitées et transformées en éventuels textes législatifs". "Pas sûr que cette explication de texte, au vu de la colère ambiante, suffise à renouer le lien entre l’Élysée et la France fracturée", conclut le journal. En Belgique, Le Soir note qu’Emmanuel Macron assure qu’il n’y aura "pas de questions interdites", pas même sur l’immigration ou la laïcité, tout en traçant "des lignes rouges", notamment sur l’impôt sur la fortune, qu’il exclut de rétablir, et le droit d’asile, qu’il ne veut pas voir remis en cause. Enfin d’après Gulf News, "le grand débat national" souhaité par le président "intéresse non seulement la France et l’Europe, mais aussi le reste du monde". Le quotidien émirati explique qu’Emmanuel Macron a émergé "comme le défenseur le plus autoritaire de l’ordre international libéral", face au projet populiste, souverainiste, défendu par Donald Trump, aux États-Unis. Un duel que le président français ne pourra remporter qu’en apportant "la preuve qu’une politique tolérante et inclusive peut aider à surmonter ou à améliorer les défis auxquels sont confrontés les peuples dans un monde globalisé en pleine mutation".

 

La presse française s’inquiète, elle, des violences commises contre les journalistes ces dernières semaines. L’Obs dresse "la triste liste" des actes anti-journalistes commis lors des manifestations des Gilets jaunes. Menaces de viol, coups, insultes… Le magazine fait aussi état d’atteintes à la liberté de l’information, le blocage de centres d’impression ou des livraisons de plusieurs journaux locaux, dont L’Yonne Républicaine, du Journal du Centre et de La République du Centre, de La Voix du Nord. Une édition de La Charente Libre n’a quant à elle pu paraître que sous protection policière. Cette situation a conduit le secrétaire général de l'ONG Reporters sans Frontières a lancer hier "un cri d'alarme". Tout en rendant hommage aux Gilets jaunes "qui essayent de protéger" les journalistes, Christophe Deloire a dénoncé ceux qui exercent "un chantage anti-démocratique inacceptable (consistant) à dire : si vous ne couvrez pas les événements exactement comme on l'entend, alors on est en droit de vous molester, de vous tabassez et disons-le, de vous lyncher".

 

En Tunisie, huit ans jours pour jour après la "révolution du jasmin", qui a mené à la chute du dictateur Ben Ali, le quotidien de nombreux Tunisiens reste difficile. À l’image de La Pesse, les journaux tunisiens font part ce matin du sentiment d’amertume de leurs compatriotes, du "désenchantement" des Tunisiens, en particulier des jeunes, toujours "en proie au chômage, à la précarité et à l’exclusion". "Leurs cris de désespoir, qui ont brisé 'les miroirs menteurs', se sont avérés comme une fausse résonance. Ils ont cru tenir 'leur révolution', mais ils ont vite déchanté", écrit le journal. "Leur révolution a été usurpée et confisquée par de nouvelles forces politiques qui n’ont guère participé au soulèvement populaire. La lueur d’espoir fut fugace et la désillusion s’est installée dans les cœurs et dans les esprits. Aujourd’hui, la situation n’a guère évolué, au contraire, elle a empiré".

 

On ne se quitte pas là-dessus. Un peu de douceur, avant de nous dire "à demain". On a beaucoup parlé dans la revue de presse, ces dernières semaines, de l’apparition mystérieuse, dans le 13e arrondissement de Paris, d’ours en peluche géants. Le Huffington Post nous apprend que l’auteur de cette brillante idée s’appelle Philippe, un libraire de l'avenue des Gobelins, qui a voulu réchauffer l'ambiance de son quartier et tisser des liens avec ses habitants en installant ces ours en peluche un peu partout. Ce dénommé Philippe a décidé de mettre un terme à l’aventure, en organisant le mariage de deux de ces ours en peluche. Avec la complicité de la mairie, la cérémonie a réuni des dizaines d’invités, tous vêtus de leurs plus beaux poils marron. Les témoins ? Nicolas et Pimprenelle, les deux personnages du mythique "Bonne nuit les Petits", dont les moins de 20 ans n’ont pas oublié le bel air de flûte…

 

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