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Jair Bolsonaro assouplit les règles de détention d'armes à feu au Brésil

Jair Bolsonaro a signé le décret pour faciliter la détention d'armes à feu à Brasilia, le 15 janvier.
Jair Bolsonaro a signé le décret pour faciliter la détention d'armes à feu à Brasilia, le 15 janvier. Evaristo Sa, AFP

C'était une promesse de campagne de Jair Bolsonaro : faciliter la détention d'armes à feu au Brésil. Le président nouvellement élu a signé un décret mardi, pour "assurer le droit à la légitime défense" des Brésiliens.

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C'est avec une métaphore que le président d'extrême-droite du Brésil Jair Bolsonaro a choisi de marquer la signature du décret visant à faciliter la détention d'armes à feu. "Pour assurer le droit à la légitime défense, moi, en tant que président, je vais utiliser cette arme", a-t-il déclaré en désignant le stylo avec lequel il a signé le texte de loi.

La mesure doit permettre au "bon citoyen d'avoir la paix à l'intérieur de sa maison", a déclaré le nouveau chef d'État brésilien et ancien militaire lors de la cérémonie au palais présidentiel de Planalto, à Brasilia. La législation en vigueur autorise déjà la possession d'armes selon certaines conditions : avoir plus de 25 ans et être sans casier judiciaire.

Avec ce décret, il entend combattre le crime dans l'un des pays les plus violents au monde. L'an passé au Brésil, 63 880 personnes ont été tuées, soit une moyenne de 175 par jour.

>> À lire aussi : Le programme de Jair Bolsonaro pour le Brésil

Le projet de libéralisation de l'accès aux armes est loin de faire l'unanimité dans la population brésilienne et parmi les spécialistes. Pour de nombreuses ONG, comme le Forum de Sécurité publique, le décret du président Bolsonaro risque d'"accroître l'insécurité".

"De nombreuses études montrent que l'augmentation de la circulation d'armes à feu a pour conséquence l'augmentation du nombre des homicides commis à l'aide de ces armes", dénonce cette association.

Selon une enquête publiée par l'Institut Datafolha à la fin de l'année dernière,  61 % des Brésiliens étaient opposés à la détention d'armes par la population, contre 55 % au moment de la précédente enquête de ce type, en octobre.

Avec AFP

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