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Les députés britanniques rejettent massivement l'accord sur le Brexit conclu par Theresa May

Theresa May a été l'objet d'un très fort rejet, lâchée par son propre camp. Et l'avenir du Royaume-Uni devient un peu plus flou encore.
Theresa May a été l'objet d'un très fort rejet, lâchée par son propre camp. Et l'avenir du Royaume-Uni devient un peu plus flou encore. Reuters

Les députés britanniques ont rejeté à une large majorité (432 contre et 202 pour) mardi soir, l'accord sur le Brexit conclu avec l'Union Européenne. L'opposition travailliste va présenter une motion de censure contre le gouvernement May.

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Un camouflet. Le Parlement britannique s'est massivement prononcé? mardi 15 janvier? contre l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne (par 432 contre et 202 voix pour), défendu par la Première ministre Theresa May. Un vote historique qui accentue l'incertitude sur l'avenir du Royaume-Uni.

Évoquant une "défaite catastrophique" pour le gouvernement conservateur de Theresa May, la "plus grande depuis les années 1920", le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a annoncé le dépôt d'une motion de censure, qui sera débattue mercredi.

De son côté, Theresa May a répété, après le rejet du texte du Brexit, qu'elle souhaitait que le Royaume-Uni sorte de l'UE "avec un accord". Elle s'est dite prête à aborder les futures discussions de manière "constructive", tout en soulignant que son gouvernement ne ferait que des propositions "réalistes".

"La Chambre a parlé et ce gouvernement écoutera", a dit Theresa May après le vote. Malgré l'ampleur de la défaite, un porte-parole de Downing Street a assuré que la cheffe du gouvernement ne démissionnerait pas, et qu'elle restait "concentrée sur la mise en œuvre du Brexit". "La première étape consiste à vérifier si le gouvernement jouit toujours de la confiance de la Chambre des communes. La Première ministre pense que c'est le cas", a-t-il développé.

Tous les scénarios restent possibles

Alors que le parti conservateur était très divisé sur la question, nul ne s'attendait à ce que les députés adoptent le texte et l'inconnue résidait plutôt dans l'ampleur de la marge avec laquelle Theresa May allait perdre ce vote.

>> À lire : "Défaite catastrophique", "pas de regrets"... les réactions au rejet de l'accord

La Première ministre a désormais jusqu'à lundi pour présenter un "plan B" si elle survit à la motion de censure travailliste. Tous les scénarios restent possibles outre-Manche : Theresa May peut s'engager à retourner négocier à Bruxelles ou demander un report de la date du Brexit, prévue le 29 mars. Le rejet du texte ouvre également la possibilité d'un divorce sans accord, particulièrement craint par les milieux économiques. Évoquant cette perspective, Dublin a annoncé "intensifier" ses préparatifs face au risque d'un "Brexit désordonné".

Devant les parlementaires,à quelques minutes du début du vote, Theresa May avait appelé à "respecter" le résultat du référendum sur le Brexit, et à voter en faveur de l'accord de divorce qu'elle a conclu avec Bruxelles. Elle avait également exclu de convoquer un nouveau référendum ou des élections législatives anticipées, réclamées notamment par Jeremy Corbyn, en faisant valoir que
cela ne ferait qu'accroître "les incertitudes et les divisions" et repousser la date du Brexit.

Lundi 14 janvier, le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ont prévenu dans une lettre adressée à Theresa May qu’aucune modification de l’accord ne serait possible.

Avec AFP et Reuters

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