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Un jour "amer" pour l’Europe, qui ne veut pas renégocier le Brexit

Un anti-Brexit devant le Parlement britannique le 15 janvier 2019.
Un anti-Brexit devant le Parlement britannique le 15 janvier 2019. Paul Ellis, AFP

Après le rejet par le Parlement britannique de l’accord de Brexit conclu d'arrache-pied entre Theresa May et les Européens, l’UE pointe le risque d’un "no deal" mais reste inflexible : il n’y aura pas de nouvelle négociation.

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L'Union européenne est de nouveau sur le qui-vive depuis que le Parlement britannique a rejeté, mardi 15 janvier, l'accord négocié entre Londres et Bruxelles sur le Brexit. Un énième acte qui vient accentuer le risque d'une sortie brutale de l'UE. Mais, au lendemain de ce vote, l’instance ne compte pas revoir sa copie et estime que la balle est dans le camp britannique.

La menace d'un Brexit sans accord se rapproche mais d'autres options sont encore possibles, a ainsi jugé mercredi 16 janvier, le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici.

"Les Britanniques ont dit très clairement, très nettement ce qu'ils ne voulaient pas. Maintenant il faut qu'ils disent ce qu'ils veulent. Le temps est court", a déclaré Pierre Moscovici à France 2, à 72 jours de l'entrée en vigueur théorique duBrexit, le 29 mars.

"Personne ne veut de ce qu'on appelle un 'no deal' Brexit, c'est-à-dire un Brexit sans accord. On s'en rapproche, en tout cas la menace est plus forte, c'est clair", a-t-il ajouté, assurant  que la Commission européenne avait prévu toutes les hypothèses et travaillait sur tous les cas de figure.

"Il ne reste plus beaucoup de temps"

Il a souligné que la Première ministre britannique, Theresa May, avait quelques jours pour déposer "un plan B" et a assuré que les 27 États membres, autres que le Royaume Uni, resteraient pour leur part unis.  "Il y aura, il y a toujours eu des discussions (…) mais ce qui est clair c'est que les États membres (...) ne souhaitent pas qu'il y ait une renégociation (...) et donc ça n'est pas la voie qu'il faut attendre."

Il a estimé que parmi les options possibles, les Britanniques pouvaient encore renoncer au Brexit, comme l'a jugé possible juridiquement la Cour de justice européenne.

Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a lui invité  "instamment le Royaume-Uni à clarifier ses intentions dès que possible. Il ne reste plus beaucoup de temps".

"Qui aura enfin le courage de dire quelle est la seule issue positive ?"

"L'accord de retrait est un compromis équitable et représente le meilleur accord possible. Il réduit les effets néfastes du Brexit sur les citoyens et les entreprises dans l'ensemble de l'Europe. Il constitue la seule solution pour garantir un retrait ordonné du Royaume-Uni de l'Union européenne", a-t-il ajouté.

Pour le négociateur en chef pour le Brexit, Michel Barnier, "Il appartient maintenant au gouvernement britannique de dire quelle est la prochaine étape. L'UE va rester unie et déterminée à trouver un accord".

"C'est un jour amer pour l'Europe. Nous sommes prêts. Mais un Brexit dur est la pire de toutes les possibilités pour l'UE, mais surtout pour le Royaume-Uni", a jugé le ministre des Finances Olaf Scholz.

Avec AFP

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