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Le Parlement britannique renouvelle difficilement sa confiance à Theresa May

Theresa May après le vote de la motion de censure au Parlement britannique, le 16 janvier 2019.
Theresa May après le vote de la motion de censure au Parlement britannique, le 16 janvier 2019. Reuters

Au lendemain de sa défaite écrasante au Parlement britannique, Theresa May a survécu difficilement, mercredi soir, à la motion de censure déposée par l'opposition travailliste (325 voix pour, 306 contre).

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Après le rejet massif de son accord de Brexit par les députés britanniques, Theresa May conserve finalement les rênes du pays. La Chambre des communes a rejeté par 325 voix contre 306, mercredi 16 janvier, la motion de censure contre son gouvernement.

Ce vote signifie que Theresa May conserve son poste de chef du gouvernement et qu'il lui appartient toujours de trouver un accord parmi les parlementaires sur les conditions de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

May : "Je continuerai à œuvrer pour le respect des résultats du référendum sur le Brexit"

Déterminée à "poursuivre le travail" et mettre en œuvre le résultat du référendum de juin 2016, lors duquel les Britanniques avaient voté à 52 % pour quitter l'Union européenne, la Première ministre a entamé mercredi soir une série de discussions avec l'opposition dans un "esprit constructif".

Jeremy Corbyn refuse l'invitation de Theresa May

Elle a rencontré plusieurs dirigeants, à l'exception notable du leader du Labour, principal parti d'opposition, Jeremy Corbyn. Celui-ci a décliné l'invitation tant que le gouvernement n'exclut pas l'éventualité "catastrophique" d'une sortie de l'UE sans accord.

"Il est maintenant temps de mettre nos intérêts personnels de côté", a déclaré Theresa May dans la soirée devant Downing Street, après avoir rencontré le leader des libéraux démocrates, le chef des nationalistes écossais du SNP au Parlement et celui du parti nationaliste gallois, Plaid Cymru. "Déçue" que Jeremy Corbyn ait refusé le dialogue, elle a précisé que sa porte restait "ouverte". Les discussions se poursuivront jeudi.

"Ces discussions transpartisanes ne peuvent pas porter sur des changements cosmétiques à son accord, qui a déjà été rejeté. Nous devons discuter de vraies alternatives et un deuxième référendum doit être sur la table", a tweeté le chef des nationalistes écossais du SNP au Parlement, Ian Blackford, après sa rencontre avec la cheffe du gouvernement.

Le SNP, comme le parti libéral-démocrate, Plaid Cymru et les Verts plaident pour un second référendum, pressant le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn de soutenir pleinement cette option. Ce dernier avait lui privilégié le scénario de législatives anticipées, tout en gardant "toutes les options ouvertes", dont une nouvelle consultation populaire.

"Il y aussi une pression croissante sur le chef de l’opposition travailliste"

Selon notre correspondant à Londres, Hervé Armoric, "il y aussi une pression croissante sur le chef de l’opposition travailliste". "Sa motion de défiance ayant échoué, il est pressé par l’ensemble de son parti de chercher une alternative, explique le journaliste. Ce qui avait été accepté par son parti, c'est que s’il ne pouvait pas obtenir l’organisation d'élections anticipées, alors il soutiendrait un nouveau référendum."

Plusieurs scénarios sont possibles :

- Après discussions avec les partis d’opposition, Theresa May propose un plan B au Parlement avant lundi. En cas d’échec, l’opposition pourrait une nouvelle fois tenter de faire tomber son gouvernement et provoquer ainsi des élections anticipées.

- Les pays membres de l’Union européenne acceptent de reporter le départ du Royaume-Uni, prévu pour le 29 mars. Selon le Times, la France et l’Allemagne seraient favorables à un report jusqu’en 2020.

- Le gouvernement soumet les électeurs à un nouveau référendum. Une idée défendue par des députés travaillistes et la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon. Theresa May s’y refuse catégoriquement.

- Le Royaume-Uni sort de l’Union européenne sans un accord. Défendue par la ligne dure du Parti conservateur, le "hard Brexit" reste la plus grande crainte des milieux d’affaires.

 

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