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Bogota frappée par un attentat à la voiture piégée, le plus meurtrier depuis 2003

Les forces de sécurité colombiennes sur le site de l'attentat à la voiture piégée à Bogota, le 17 janvier.
Les forces de sécurité colombiennes sur le site de l'attentat à la voiture piégée à Bogota, le 17 janvier. Juan Barreto, AFP

Un attentat à la voiture piégée visant une école de police dans le sud de Bogota, a fait, jeudi, 21 morts et 68 blessés. Le président Ivan Duque a décrété un deuil national de trois jours. Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière depuis 2003.

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Un attentat à la voiture piégée, qui visait l'école des officiers Général Francisco de Paula Santander située dans le sud de Bogota, en Colombie, a fait, jeudi 17 janvier, au moins 21 morts et 68 blessés, selon le dernier bilan évoqué par la police vendredi.

"Malheureusement, le bilan préliminaire est de 21 personnes décédées, dont l'auteur des faits, et de 68 blessées", a indiqué la police dans un communiqué, précisant que 58 blessés étaient sortis de l'hôpital. Le précédent bilan officiel était de 11 morts et 65 blessés.

Pas de revendication

L'auteur de l'attaque a été identifié comme José Aldemar Rojas Rodriguez. Il est entré à 9h30, heure locale (14h30 GMT), dans l'enceinte de l'École des officiers Général Francisco de Paula Santander, au volant d'une camionnette grise chargée de 80 kg de pentolite, un puissant explosif, selon le procureur général, Nestor Humberto Martinez.

Une source du Parquet a confirmé à l'AFP que l'homme de nationalité colombienne était mort dans l'attentat. Les autorités n'ont pas précisé s'il était lié à l'un des groupes armés illégaux qui opèrent encore en Colombie, notamment dans le narco-trafic, depuis la paix signée avec l'ex-rébellion Farc en 2016.

Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière qu'ait subie Bogota depuis un attentat, également à la voiture piégée et commis alors par les Farc, qui avait fait 36 morts, des dizaines de blessés le 7 février 2003, au Nogal, un club social très exclusif du nord de Bogota.

"Misérable acte terroriste"

Le président Ivan Duque, en déplacement en province, décrété un deuil national de trois jours. Il a condamné "ce misérable acte terroriste", en annonçant dans un tweet son retour immédiat à Bogota. "J'ai donné l'ordre à la force publique d'identifier les auteurs de cette attaque et de les transférer à la justice. Nous tous, Colombiens, rejetons le terrorisme et sommes unis pour l'affronter. La Colombie s'attriste, mais ne cède pas face à la violence", a ajouté le président sur Twitter.

L'explosion est survenue à l'issue d'une cérémonie de promotion de jeunes officiers. Il n'a pas été précisé combien de policiers figuraient parmi les victimes.

Les premières images, diffusées par la chaine locale City TV, montraient la carcasse d'un véhicule en flammes et des ambulances aux abords de l'École des cadets Général Santander.

Condamnation générale

L'attentat a été unanimement condamné, en particulier par le bureau de l'ONU en Colombie, les États-Unis, le Venezuela voisin et les Farc qui ont exprimé leur solidarité avec les victimes.

Le dernier attentat majeur commis en Colombie remonte à janvier 2018, quand un commando de l'Armée de libération nationale (ELN) a fait exploser une bombe dans la ville portuaire de Barranquilla, tuant cinq policiers et faisant des dizaines de blessés.

Avec AFP et Reuters

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