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Ligue 1 : Thierry Henry sur le banc de l'AS Monaco, une erreur de casting ?

Thierry Henry et l'AS Monaco dans le dur.
Thierry Henry et l'AS Monaco dans le dur. Valery Hache, AFP

Appelé à la rescousse pour sauver son ancien club, l’AS Monaco, l’entraîneur novice Thierry Henry ne parvient pas à redresser la barre, plus de trois mois et demi après son intronisation. Il y a urgence, les Monégasques sont 19e de Ligue 1.

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Thierry Henry, 41 ans, a-t-il commis une erreur stratégique pour sa carrière en acceptant de s’assoir sur le banc de l’AS Monaco ? Ou inversement, le club de la principauté a-t-il fait une erreur de casting ? La question se pose désormais après l’humiliante déroute subie à domicile par ses joueurs, certes rapidement réduits à 10, samedi soir, face à Strasbourg (1-5).

Toujours est-il que depuis qu’il a été appelé, le 20 octobre, au chevet de son club de cœur, pour succéder à Leonardo Jardim, plombé par un début de saison catastrophique après la vente de joueurs majeurs (Moutinho, Lemar et Fabinho), Thierry Henry n’a pas réussi à redresser la barre.

L’AS Monaco, que le coach portugais avait hissé jusqu’au sacre national et en demi-finale de la Ligue des champions lors de la saison 2016-2017, était, avant son licenciement le 11 octobre, 18e de Ligue 1 avec une seule victoire au compteur. Près de trois mois et demi plus tard, l’ASM version Henry a glissé à la 19e place de la Ligue 1, avec neuf petits points pris en 12 matches, soit 0,75 point par sortie en Ligue 1, loin de son objectif de maintien. Sans oublier la piteuse élimination du club en Ligue des champions (dernier de son groupe avec 1 point). "Si on avance à petit pas, ça ne va pas être évident", avait-il prévenu le 16 janvier, en vain.

Le coach monégasque, qui a dû faire face depuis le début de son mandat à une cascade de blessures au sein de son effectif (actuellement de plus de 50 professionnels), a obtenu des renforts depuis l’ouverture du mercato d’hiver, avec les signatures des expérimentés Naldo et Cesc Fabregas ainsi que celle du prometteur latéral Fodé Ballo-Touré. Le champion du monde 1998 peut même se réjouir que son infirmerie commence à se vider avec le retour attendu de Rony Lopes. Mais ce dernier, ainsi que les recrues hivernales, étaient alignés contre Strasbourg, et n’ont pu éviter le naufrage à Louis II. Pis, le défenseur central Naldo a compliqué les plans de son entraîneur en se faisant expulser dès la 7e minute…

Premiers signes de fébrilité

Jusqu’ici épargné, vraisemblablement parce qu’il débute dans le métier et parce qu’il jouit toujours de son aura de joueur star des Bleus et d’Arsenal, Thierry Henry commence à voir poindre les premières critiques. Même s’il reste optimiste, le jeu et le comportement de son équipe inquiètent et ses tâtonnements tactiques en 3-5-2, en 4-3-3 ou encore en 4-4-2 ne lui ont pas permis de trouver la bonne solution. "On est dans le dur, reconnaît-il. Il faut s'inquiéter de la situation. On s'en sortira parce qu'on y croit. Tout se passe sur le terrain."

Fin connaisseur des joueurs et passionné incurable du football, on le savait destiné à devenir entraîneur après l’obtention de ses diplômes. Mais est-il l’homme de la situation alors que la bataille du maintien s’annonce irrespirable avec des clubs comme Caen, Dijon, Amiens et Guingamp, plus habitués à jouer leur peau chaque week-end ? Lui-même, qui s’était montré habile devant les médias depuis son arrivée, a montré des signes de fébrilité. Excédé par la tournure de la partie face à Strasbourg, Thierry Henry a injurié le défenseur adverse Kenny Lala, depuis le bord de la pelouse, avant de s’excuser après la fin du match.

Le temps presse pour Thierry Henry et pour Monaco, par ailleurs demi-finaliste de la Coupe de la Ligue et donc virtuellement en course pour une place en Ligue Europa. Les Monégasques ne pourront éternellement s’abriter derrière des excuses comme les absents ou les dysfonctionnements de la VAR... comme souvent ces dernières semaines. Il est encore temps de sauver les meubles et éviter l’accident industriel pour le club, et pour Thierry Henry de lancer la carrière dont il rêve. Celle d’une trajectoire brillante à la Zinedine Zidane, triple vainqueur de la Ligue des Champions avec le Real Madrid, plutôt que celle de l’expérience totalement ratée de Claude Makélélé à Bastia…

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