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Carlos Ghosn se voit refuser une nouvelle demande de libération

Carlos Ghosn a été arrêté le 19 novembre 2018 par les autorités japonaises.
Carlos Ghosn a été arrêté le 19 novembre 2018 par les autorités japonaises. Fred Dufour, AFP

Le tribunal de Tokyo a rejeté une nouvelle demande de libération sous caution de Carlos Ghosn. Inculpé de malversations financières, le patron de Renault avait promis de rester au Japon si on lui accordait le droit de sortir de prison.

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La nouvelle demande de libération sous caution de Carlos Ghosn a été rejetée mardi 22 janvier, par le tribunal de district de Tokyo. Détenu depuis le 19 novembre, il avait promis de rester au Japon s'il était remis en liberté.

L'ancien président de Nissan, inculpé pour trois chefs d'accusation de malversations financières, pour avoir notamment minimisé son salaire pendant huit ans et transféré temporairement chez Nissan des pertes personnelles, nie les accusations portées contre lui.

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Incarcéré jusqu'à l'ouverture de son procès ?

Le tribunal a jusqu'à présent justifié la privation de liberté de Carlos Ghosn par un risque de dissimulation ou destruction de preuves et de fuite. Les procureurs ont argué auprès du juge que le dirigeant, qui passait le plus clair de son temps à l'étranger, pourrait être tenté de se soustraire à la justice japonaise.

Le charismatique dirigeant avait promis d'être à la disposition totale des juges et proposé d'être placé sous bracelet électronique, mais ce dispositif, assez courant en France, n'existe pas au Japon.

Sa détention provisoire court pour le moment jusqu'au 10 mars, et elle peut être prolongée chaque mois. Une autre demande de libération sous caution avait déjà été rejetée en première instance, puis en appel, la semaine précédente.

Le principal avocat du dirigeant de 64 ans, Motonari Otsuru, avait choisi de déposer un nouveau recours en modifiant l'argumentaire, en vain. Il a encore la possibilité de faire appel de cette dernière décision pour donner une nouvelle chance à son client. Mais de l'avis même de son avocat, Carlos Ghosn encourt le risque de rester incarcéré "jusqu'à l'ouverture de son procès" qui n'aura pas lieu avant des mois.

>> À voir : "Quelles perspectives pour l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi ?"

Carlos Ghosn avait pu brièvement défendre sa cause au début du mois au tribunal, lors d'une comparution exceptionnelle à sa demande. Amaigri et menotté jusqu'à l'entrée dans la salle d'audience, il s'était dit "faussement accusé", démentant les allégations point par point.

Tourner la page

Nissan et Mitsubishi ont rapidement limogé Carlos Ghosn de ses fonctions de président mais ce dernier est toujours PDG de Renault et de l'alliance automobile Renault-Nissan.

Selon des sources proches du dossier, le conseil d'administration de Renault mettra fin, dans le courant de la semaine, aux fonctions de PDG de Carlos Ghosn et choisira une nouvelle direction pour tenter de tourner la page sur deux mois de crise de gouvernance.

Le tribunal de Tokyo n'a pas fourni de détails sur le rejet de cette nouvelle demande mais il est rare au Japon qu'un inculpé qui nie les accusations portées contre lui soit libéré sous caution avant leur procès. Une précédente demande de libération sous caution a déjà été rejetée la semaine dernière par le tribunal de district de Tokyo.

Avec AFP

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