Européennes: la "ligne" de la liste LR ne sera pas celle de Bellamy "tout seul" (Dati)

Paris (AFP) –

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La liste des Républicains (LR) pour les européennes "sera une équipe" pas fondée sur "la ligne et les convictions" de François-Xavier Bellamy "tout seul", qui sauf surprise la mènera, a estimé vendredi l'eurodéputée Rachida Dati.

Adjoint à la mairie de Versailles, François-Xavier Bellamy, réputé proche de la Manif pour tous, s'est attiré des critiques pour ses convictions conservatrices, notamment sur l'interruption volontaire de grossesse. Dans un entretien au Figaro mardi, il a toutefois affirmé qu'il n'était "pas question de revenir sur la loi Veil" autorisant l'IVG.

"Le pays est assez fracturé donc si on peut éviter de mettre sur la table des sujets qui vont nous faire exploser, ça serait mieux. Il a dit que c'était une conviction personnelle, qu'elle reste une conviction personnelle", a réagi Mme Dati sur franceinfo.

"En tous les cas si ça fait partie du débat il sera contesté et on en tirera nous les conséquences sur les résultats", a ajouté la maire du VIIe arrondissement de Paris, jugeant qu'"on ne peut pas chaque fois être entraîné par des gens qui n'incarnent pas forcément la majorité".

La position de M. Bellamy sur l'IVG "n'est pas la position et la ligne majoritaire du parti", a-t-elle insisté, en soulignant que pour sa part, "Simone Veil (lui) avait offert sa robe de magistrat".

La liste "sera une équipe", a-t-elle insisté: "ce n'est pas lui (M. Bellamy, NDLR) tout seul et tout le monde derrière lui. Il conduit la liste mais ça n'est pas sa ligne, ses convictions".

Sera-t-elle candidate sur la liste ? "C'est normalement prévu".

La commission d'investiture du parti doit se réunir le 29 janvier pour désigner la tête de liste pour le scrutin du 26 mai.

Interrogée par ailleurs sur les critiques émises à l'encontre du président de LR Laurent Wauquiez, alors que les scores du parti sont médiocres dans les sondages pour les européennes, Mme Dati a rappelé qu'il est "chef du parti, il a été élu, sa légitimité n'est pas contestable", et "il fait le job".

En tout état de cause, il y a une "nouvelle échéance", les élections européennes, "et on tirera les conséquences après", a-t-elle dit, sans préciser.

Elle a déploré des "contestations de personne", qui "déboussolent électeurs, militants, adhérents", et sont le fait de "tous ceux qu'on appelle des ténors qui n'en sont pas: certains sont des ringards, vieux monde, et d'autres étaient là bien avant ma naissance dans la politique, des sages qui franchement n'ont pas beaucoup contribué à l'histoire de France dans le bon sens", a-t-elle lancé.