Monaco: Jardim sur le chemin du retour !

Monaco (AFP) –

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Quel coup de théâtre ! Leonardo Jardim est déjà de retour sur le banc de l'AS Monaco, trois mois et demi après un coûteux licenciement, selon L'Équipe, à la place d'un Thierry Henry humilié.

Qui sera sur le banc pour le match pour le maintien contre Dijon, samedi (20h00) ? Franck Passi, adjoint d'Henry, ou Jardim, l'ex-homme fort de la Principauté déjà de retour ?

Le vice-président du club, Vadim Vasilyev, se serait mis d'accord dans la nuit de jeudi à vendredi avec le technicien portugais et son agent, Jorge Mendes, pour un contrat de deux ans et demi, selon le quotidien sportif.

Jardim, l'homme des succès récents de l'ASM, un titre de champion de France (2017), quatre podiums consécutifs et une demi-finale de Ligue des champions (2017), devrait reprendre sa trajectoire sur le Rocher.

En attendant sa reprise de pouvoir, l'entraînement a été confié vendredi à Franck Passi, l'adjoint d'Henry.

Ce tremblement de terre sportif sur le Rocher pose beaucoup de questions sur la politique de l'AS Monaco. Le club, avant-dernier de Ligue 1, est aux abois, et sa façon de couper si vite les têtes est très coûteuse.

Vasilyev, élu meilleur dirigeant d'Europe en 2017, et son président Dmitri Rybolovlev, vont devoir passer à la caisse.

- Indemnités -

Jardim avait touché environ 8,5 millions d'euros d'indemnités de licenciement, il sera réintégré pour un contrat de deux ans et demi, et il faudra payer le départ d'Henry, dont le contrat courrait jusqu'à 2021. Officiellement, il a pour l'heure seulement été suspendu de ses fonctions.

Monaco pourrait également payer le départ du directeur sportif nigérian Michael Emenalo, arrivé voilà 14 mois. Il était notoire qu'il ne s'entendait pas avec Jardim.

Ce dernier va vouloir travailler avec ses hommes, et Franck Passi et les adjoints d'Henry ne devraient pas rester non plus, sauf l'entraîneur des gardiens, André Amitrano, déjà là sous le règne du Portugais.

Le trio qui a le mieux fonctionné à l'AS Monaco, avec cette politique de "trading" de joueurs qui a fait sa fortune, reste Vasilyev-Jardim-Luis Campos, parti depuis à Lille pour y tenir le rôle de directeur sportif.

Il s'agit aussi d'un camouflet terrible pour le champion du monde 1998, dont la première expérience d'entraîneur principal se termine en désastre.

Après deux ans comme adjoint du sélectionneur de la Belgique Roberto Martinez, Henry découvrait un banc de Ligue 1.

Il n'est jamais parvenu à redresser l'équipe, ses qualités d'ex-membre de l'élite mondiale ne s'accommodaient pas du niveau de nombre de ses joueurs, notamment les jeunes, amenés à lutter pour le maintien.

Le long de sa ligne de touche, la langage corporel d'Henry laissait trop voir qu'il s'agaçait voire se désespérait de certaines erreurs de son équipe.

"Titi" a aussi commis des erreurs de communication froissant le club qui l'avait formé, en insistant sur l'état désastreux dans lequel il l'avait trouvé. Il ne l'aura pas amélioré.